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Vendredi 16 novembre 2007

LE DEFI DE NOURRIR LES 6 MILLIARDS D’ETRES HUMAINS

 

Introduction

 

Si la Terre était un village de 100 personnes :

57 seraient Asiatiques

21 Européens

14 Américains

8 Africains

 

6 de ces personnes possèderaient 59 % de la richesse totale et 50 souffriraient de malnutrition.

 

Selon un rapport de l’O.N.U pour le développement ( 2001), l’alimentation est devenue le principal défi du XXIè siècle :

800 millions de personnes sont sous-nourries. Plus de 2 milliards de personnes sont mal nourries ( mais aussi mal instruits, soignées, logées…).

+ de 400 millions de ces personnes mal-nourries sont dans les deux 1ers foyers de peuplement du monde ( Inde et Chine) et près de 200 millions en Afrique Subsaharienne

 
Problématique

Qui ou Quoi est responsable du problème de la faim ?

Quelles sont les solutions ? Quand assisterons nous à la fin de la faim ?

 La Terre peut-elle nourrir toute la population ?

La situation est-elle identique dans les pays riches et les pays en développement ?

 

 

Malnutrition : Etat nutritionnel conséquent d’une nourriture mal équilibrée ( insuffisance qualitative : manque de protéines)

 

Sous-alimentation : ingestion de quantités insuffisantes d’aliments ( insuffisance quantitative moins de 2500 Kilocalories / jour ) 

 

Famine : crise alimentaire caractérisée par une mortalité due à la faim brutale.

 

Disette : situation de crise caractérisée par la sous alimentation sans forte mortalité.


A) les inégalités alimentaires dans le monde

           

1 ) Tableau de la situation alimentaire dans le monde ( pays bien nourris, pays victimes de la malnutrition et pays victimes de la sous-nutrition ( à remplir au fur et à mesure)

 

Documents carte p.66-67 + doc 3 p. 73

 

Pays bien nourris

Pays victimes de la mal-nutrition

Pays victimes de la sous-nutrition

Pays touchés par des crises alimentaires

 

 

 

 

Etats-Unis

Afrique du Nord

Afrique Sub Saharienne

Haïti

Canada

Asie

Quelques pays d'Asie

Sierra Léone

Europe

Amérique Latine

 

Soudan

Argentine

 

 

Ethiopie

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2)      Les causes

 

Documents 1, 3,  p. 68-69 + texte 1 p.  68 :

a) Comment évolue la population dans les pays riches et dans les PED ?

 

Dans les pays développés, la transition démographique est achevée, la croissance de la population est faible, le nombre d’enfants est inférieur à deux (enfants)  par femme en âge de procréer. Donc, les besoins alimentaires stagnent. De plus, la sécurité alimentaire est réelle et les populations ont des repas plus équilibrés.

Dans les pays en développement, la croissance de la population est forte. La transition démographique est en cours, la mortalité baisse mais le taux de natalité reste élevé ( de 3 à 6 enfants par femme en âge de procréer. Dans ces pays, les populations ne disposent pas du seuil minimum de 2500 Kilocalories par jour et sont en situation d’insécurité alimentaire.

 

Documents 5 p. 69 + 1, 2,  p. 70-71 + texte 2 p.  68 :

b) Comment évolue la production agricole ?

 

La production agricole dans le monde ne cesse d’augmenter et on estime que la Terre peut nourrir jusqu’à 12 milliards d’hommes. Partout dans le monde, les rendements céréaliers ont augmenté passant de 15 quintaux / ha en 1961 à 30 quintaux / ha en 2000.

La croissance de la production agricole s’explique donc par l’augmentation des rendements.

 

Carte p. 64-65 + documents + texte 2 p.72 ?

c) Quelles  types  d’agricultures existent dans le monde ? Comment expliquer la famine ?

 

Dans les pays développés, l’objectif des agriculteurs est de produire toujours plus pour vendre et disposer de revenus complémentaires. L’agriculture est moderne et permet des surplus.

Dans beaucoup de régions du Sud, l’agriculture est encore traditionnelle et sert surtout à nourrir la population, les surplus sont faibles.

La famine s’explique surtout par l’action des hommes ( guerres civiles, détournements des stocks…). L’aide alimentaire n’est qu’une réponse à une situation urgente et ne règle pas les problèmes.

 

Dans les pays riches, la croissance agricole est plus forte que la croissance de la population. En revanche dans les pays en développement, la croissance de la population est plus forte que la croissance agricole. Le défi de nourrir une population est lié au contrôle démographique. Mais il n’y a pas que dans les pays riches que la croissance démographique est plus basse que la croissance agricole exemple : Brésil, Inde…Pourquoi : ils ont connu la « Révolution verte »

 

B) les solutions pour nourrir les 6 milliards d’hommes

           

1)      Dans les pays en développement : la Révolution verte

 

Documents p. 58-59 et document 3, 4, 6  p. 71.

Qu’est-ce que la « Révolution verte » ? Tous les PED connaissent-ils la même évolution ?

 

« Révolution verte » : période phare : 1960-1980 : Utilisation de variétés à haut potentiel de rendement ( blé et riz) lié à la mise en œuvre de nouvelles techniques de production                 ( techniques d’organisation et d’encadrement des populations agricoles, utilisation d’intrants : «  le paquet technique »).

A la fin des années 1970, l’Inde est devenue autosuffisante et vend sur le marché mondial, une partie de sa récolte de céréales. Ce succès s’explique par la mise en place de la Révolution verte. Il s’agit d’une véritable volonté Etatique qui a permis la modernisation de l’agriculture indienne ( subventionne les semences, engrais et produits phytosanitaires, facilite le crédit pour l’achat de matériel, garantit l’achat des récoltes à des prix stables). La production d’engrais chimiques a fortement augmenté, l’irrigation, d’abord dans la vallée du Gange s’est étendue dans toutes les basses vallées de l’Inde ( puits avec pompes électriques, construction de barrages). Le choix s’est porté vers des variétés de blé et de riz à hauts rendements. Toutes ces mesures ont permis l’augmentation des rendements et de la production agricole du pays.  Mais la Révolution verte n’explique pas tous les progrès réalisés puisque d’autres facteurs comme le développement économique général qui permet la stabilité des revenus entrent en compte. Dans d’autres pays, la production agricole est augmentée par la mise en valeur de nouvelles terres qui permettent d’accroître les superficies. Ce sont les fronts pionniers du Brésil, de l’Indonésie, et de la Chine. Enfin, l’encadrement des paysans      ( formation sur les techniques agricoles, les semences…) et la modernisation des outils de production ont permis une hausse des rendements.

 

Cette réussite n’est pas également partagée  au Sud. Les paysans sont peu formés, utilisent une traction animale pour labourer. Les familles ne disposent que de modestes parcelles  pour survivre et seules les grandes exploitations se distinguent.  Dans les pays en développement, l’insécurité alimentaire n’a pas disparu

 

2)      Dans les pays riches

 

Documents 1, 2, 3, 4, 6  p.70-71+ carte p 64-65 :

Quelles raisons expliquent l’augmentation des rendements ?

 

Dans les pays développés, l’objectif des agriculteurs est de produire toujours plus pour vendre et disposer de revenus complémentaires.

Doc. 4 : L’augmentation de la production a été obtenue par le recours massif aux machines, aux engrais, aux produits de traitement, aux variétés sélectionnés, à l’utilisation massive de l’irrigation. La recherche scientifique  a permis des méthodes de plus en plus efficaces. Les O.G.M ( qui utilisent moins d’engrais, de produits de traitement et d’eau ) élaborés par les firmes des pays riches permettent d’augmenter les rendements ( quantité de production  par unité de surface).

Doc. 1, 2 : Toutes ces techniques, permettent d’augmenter la productivité de la terre et une amélioration des rendements, ce qui rend la population agricole moins indispensable : exemple, le travail d’un seul agriculteur permet de nourrir 300 personnes.

 

Les disponibilités alimentaires sont en hausse presque partout dans le monde. Depuis 40 ans, la production agricole a été  multipliée par 2.4, grâce aux révolutions agricoles dans les PDEM et à la révolution verte dans les pays en développement. Il y a donc assez de nourriture pour nourrir la population mondiale mais partout de nombreux problèmes et risques demeurent.

 

C) De nombreux problèmes et risques demeurent

 

1)      La dépendance à l’égard de l’agro-business

 

Documents 1 à 6 p. 74-75 + document p 83 ( travaillé en module) + le groupe Doux

Qui contrôle le commerce mondial des produits agricoles ?

 

Les marchés agricoles sont en pleine croissance, mais seule une faible part de la production agricole totale transite par les marchés mondiaux, contrôlés par quelques grands pays exportateurs ( Etats6unis, U.E, Canada…). Leur  pouvoir est économique et politique puisqu’ils peuvent utiliser l’embargo comme « arme verte » tandis que l’aide alimentaire se transforme en moyen de pression. Les grands pays exportateurs se livrent à une guerre commerciale pour contrôler les marchés mondiaux. Pour les petits agriculteurs, la vente des produits de l’agriculture vivrière se heurte aux difficultés de transport, à une productivité insuffisante pour alimenter les marchés mondiaux. Les prix demeurent faibles et ne compensent pas les coûts de production, décourageant ainsi la modernisation de l’agriculture. D’autre part, les produits locaux sont concurrencés par les produits agricoles importés.

En Amont et en aval  de la production, les firmes transnationales ont une rôle croissant et déterminant : les agriculteurs dépendent des chaînes de restauration rapide qui exigent des productions standards, aux plus bas prix. Dans le domaine de la production animale, les firmes dictent leurs conditions et les normes de la production, soumettant ainsi l’agriculteur.

 

La puissance de l’agro-business est réel aussi bien dans les pays riches que dans les pays en développement. Partout aussi, les problèmes environnementaux existent.

 

2)      Les problèmes environnementaux

 

Documents 1,  2, 3, 4, 5, 6  p. 76-77.

Quels sont les problèmes liés à l’environnement ?

 

Comme la population augmente beaucoup moins vite que la production agricole et que les rendements sont très importants dans les pays développés, les situation de surproduction sont souvent fréquentes. Pour éviter l’accumulation des stocks, les gouvernements imposent le gel des terres en échange de primes : les agriculteurs sont donc rémunérés pour ne pas produire.

De plus, l’agriculture productiviste est aujourd’hui contestée. Les paysages ruraux sont transformés, les techniques intensives peuvent avoir des effets nocifs sur l’environnement       ( érosion des sols, baisse du niveau des nappes phréatiques, pollution des eaux). De plus, défricher, ne signifie pas forcément une extension de la surface cultivée, puisque l’érosion des sols, la salinisation des terres irriguées, l’étalement urbain diminue les surfaces à mettre en culture : il s’agit donc plus d’une compensation que d’un réel gain de surface.

L’agriculture devient de plus en plus artificielle. La succession des crises sanitaires inquiètent de plus en plus les populations des pays développés ( E.S.B).

 Les gouvernements réagissent donc en prenant quelques mesures ( diminuer l’irrigation, rotation des cultures) Se développe alors, une agriculture plus raisonnée, plus économe de l’environnement ( agriculture bio ). L’objectif est de produire moins mais des produits de meilleure qualité ( traçabilité, produit à label, produits du terroir ).

 Enfin, la malnutrition ou la sous-nutrition ne sont pas l’apanage unique des pays du Sud.

 

3)      Sous-alimentation et sur-alimentation

 

Documents 1, 2, 3, 4, 5 p. 72-73.

Quels sont les problèmes alimentaires rencontrés dans le monde ?

 

Certes, les problèmes liés à la sous-nutrition ( carence en vitamines), touchent beaucoup plus les populations des pays en développement. Les mission d’Action contre la faim, s’intensifient, notamment en Afrique. La pauvreté touche près de  600 millions de paysans aux parcelles insuffisantes. De plus, les désastres agricoles ( sécheresse), les guerres civiles, la mauvaise distribution de la nourriture, les détournements des stocks sont les causes des famines ou de la malnutrition qui sévissent encore en Asie ou en Afrique noire. L’aide alimentaire, elle n’est qu’une réponse immédiate à une situation d’urgence et ne règle pas les problèmes. Dans les pays riche, la malnutrition existe et met en lumière, la misère sociale d’une partie de la société ( 10 % de la population en Europe et aux Etats-Unis souffrent de carence alimentaire. De plus, la carte des personnes obèses dans le monde montre que les pays riches sont très touchés par ce phénomène ( suralimentation ) vecteur de maladies cardio-vasculaires et du diabète. Mais les pays du Sud aussi connaissent ces problèmes de surcharge pondérale ( Turquie, Egypte, Brésil, Arabie-Saoudite). Les causes de l’obésité sont multiples : régime alimentaire trop riche en sel, graisses, sucres ; condition de vie trop sédentaire, manque d’activités physiques et sportives…

 

  

 

Conclusion générale

 

Le défi de nourrir une population, est lié au contrôle démographique. Dans les pays en développement ou la croissance de la population est beaucoup plus faible que dans les pays en développement, ce défi ne revêt pas la même nature. La révolution agricole ancienne dans les pays riches, et qui s’est traduite par une agriculture moderne a permis d’augmenter les rendements et de répondre aux besoins alimentaires de la population. Dans les pays en développement, la forte augmentation démographique ne permet pas de relever ce défi alimentaire malgré une croissance notable de la production agricole qui a été rendue possible par la Révolution verte. Mais cette modernisation de l’agriculture ne concerne que peu d’agriculteurs dans le monde ( 30 millions) tandis que près de 300 millions d’agriculteurs pratiquent encore l’agriculture attelée et 1 milliard une agriculture manuelle à l’aide de bêches ou de houes. En amont et en aval de la production agricole, les firmes s’affirment de plus en plus pour orienter la production. Depuis 40 ans, la production agricole a été multiplié par 2,4 et les disponibilités alimentaires sont en hausse presque partout dans le monde. Cependant les problèmes de sous-alimentation persistent tout comme les problèmes environnementaux.     La question du défi posé à l’humanité : tirer des écosystèmes ( transformés en agro-systèmes) suffisamment de nourriture pour nourrir tous les hommes et ce de façon durable n’a toujours pas trouvé de réponse satisfaisante. A l’avenir, il faudra savoir produire plus et mieux mais aussi consommer mieux afin de favoriser une répartition plus équitable des ressources agricoles de la planète.

 

 

II) ETUDE DE CAS  : LE BRESIL ( déjà fait )

 

 

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