Le citoyen à Athènes
La Naissance du Christianisme
La Méditerranée au XIIè siècle, carrefour des civilisations. 1095-1204.
Humanisme et Renaissance
La Révolution et les expériences politiques en France jusqu'en 1851
La Révolution (suite du cours) : la Nouvelle Constitution et la fin de la monarchie
La Révolution ( suite) : La Ière République
La Révolution (suite) : Le Consulat et l'Empire
La Révolution (suite) La Restauration
La Révolution (suite et fin du chapitre) 1830-1851
Exercices pour le 10/01/2008
Aide exercice composition 18/02/08
Composition pour le 10 mars 2008 et exercice p. 170-171
Pistes et réflexions pour la composition du 10 mars 2008
Aide pour le commentaire " le sacre de Napoléon"
Aide pour la composition : L'urbanisation de la
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Exercices pour le 8 mai
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L’Eau en Algérie
L’Algérie possède une superficie de 2.4 millions de km2, ( 2ème pays par son étendue après le Soudan). C’est un pays de montagnes et ou Le Sahara occupe 84% de la superficie totale du pays. L’Algérie comptait environ 32.3 millions d’habitants en 2004. La population est fortement concentrée dans la zone côtière composée de terres agricoles plus fertiles et riches en ressources naturelles, ainsi que dans les principales villes et pôles d’activités économiques du pays. L’eau potable était accessible pour 87% de la population en 2002 mais aujourd’hui, le problème de l’eau est de plus en plus aigu car l’offre n’arrive pas à suivre la demande.
Problématique : L’Algérie est un pays qui souffre de la pénurie d'eau. Or la consommation augmente rapidement : Quelles sont les raisons de ce déficit en eau ? Comment satisfaire les nouveaux besoins ? Quels sont les problèmes engendrés par ces solutions ?
Pourquoi le besoin en eau augmente-t-il en Algérie ? Car :
1) La population et les besoins agricoles et
industriels augmentent
De 1972 à 2000, la consommation d’eau en Algérie à fortement augmentée, passant de 60 millions de m3 / an à plus de 500 millions de m3 / an. Comment expliquer cette hausse de la demande en
eau ?
-La consommation en eau augmente car la population augmente fortement depuis les années 1966. On passe de 12 millions d’habitants en 1966 à près de 34 millions d’habitants en 2007.
- De plus, depuis les années 2000, l’économie Algérienne connaît une progression de l’ordre de 2 % par an. Cette activité économique en pleine croissance nécessite des besoins en eau.
- Enfin, comme la population augmente, il faut augmenter la production agricole, ce qui se traduit par un accroissement des surfaces irriguées. La plaine la plus fertile du pays est la MITIDJA : c’est une vaste zone agricole : Aujourd’hui, les sols accueillent plusieurs cultures : arbres fruitiers, céréales, cultures maraîchères. La viniculture revient progressivement avec la plantation d'importantes superficies de raisin. Aux côtés des oranges, mandarines, clémentines et de nombreuses variétés de raisin de table, plusieurs fruits méditerranéens sont cultivés dans la Mitidja, dont : pommes, poires, abricots, pêches, grenades, amandes...C’est aussi un région favorable à l’élevage bovin.
Cette zone large de 100 km sur 20 de largeur, nécessite un apport quotidien en eau et les nappes phréatiques ne suffisent pas.
2) La population se concentre dans les villes.
- On constate aussi que le taux d’urbanisation augmente. En 2007, près de 68 % de la population vit en ville. Les besoins en eau sont donc plus important en ville. En même temps, la population
rurale diminue fortement passant de 12 millions en 1998 à 10. 8 millions.
Les besoins en eau sont de plus en plus importants en Algérie car la population à fortement augmentée depuis les années 1960. En même temps, les besoins agricoles et la croissance économique du pays ont des besoins plus importants.
L'eau : une ressource de plus en plus sollicitée
Mais la quantité d’eau disponible est-elle suffisante pour soutenir cette hausse de la population et de l’activité économique ?
II) Une alimentation variable et insuffisante en Algérie
L’alimentation en eau est-elle suffisante pour répondre aux besoins ?
1) Un pays semi-aride
Le relief :
Le relief de l'Algérie est constitué de trois grands ensembles : le Tell au Nord, les hauts plateaux et l'Atlas saharien au centre, et le Sahara au Sud.
Le Tell : c'est une étroite bande côtière de 1 200 km de long et de 100 à 200 km de large. Elle est délimitée au Sud par une chaîne de montagne, plus ou moins parallèle au littoral, et qui s'étend de la région de Tlemcen à l'Ouest, à la frontière tunisienne à l'Est. Cet ensemble est constitué de plaines fertiles où se concentrent la majorité de la population algérienne, de vallées et d'une succession de monts (l'Atlas tellien) qui dépassent régulièrement les 2 000m à l'Est, notamment en Kabylie où les sommets du massif du Djurdjura sont recouverts de neige en hiver.
Les hauts plateaux et l'Atlas saharien : après avoir franchi l'Atlas tellien, on entre dans un grand ensemble de plaines et de hauts plateaux semi-arides qui courent en diagonale depuis la frontière marocaine jusqu'au nord-est de l'Algérie. Les étés y sont lourds et secs et les hivers très froids et humides. Le terrain est creusé par de nombreuses dépressions, les chotts, qui se transforment en lacs salés après la saison des pluies. La végétation est assez pauvre et clairsemée. Elle se limite aux touffes d'herbe (très utiles pour les troupeaux de moutons), ainsi qu'à l'alfa, une plante graminacée qui sert à la fabrication de cordes, couffins, tapis, etc. Ces steppes sont délimitées au Sud par une barrière montagneuse (l'Atlas saharien) qui n'est en fait que le prolongement en Algérie du Haut Atlas marocain.
Le Sahara : il couvre environ 85 % du territoire algérien (2 000 km d'Est en Ouest, 1 500 km du Nord au Sud). Le Grand Sud algérien alterne entre paysages volcaniques (massif du Hoggar) et lunaires (Tassili N'Ajjer), plaines de pierres et (les Regs) et plaines de sable (les Ergs) d'où jaillissent parfois de superbes oasis.
Le climat :
Un climat méditerranéen couvre le Nord, tandis qu'un climat désertique règne sur le Sud. Au Nord, sur les villes côtières, les températures hivernales varient entre 8 et 15 °C. Elles grimpent à 25 °C au mois de mai pour atteindre une moyenne de 35 °C en juillet et août.
Au centre, dans les montagnes de Kabylie et des Aurès ainsi que dans les hauts plateaux de la région de Djelfa, la température avoisine les 5 °C voire -7 °C en hiver. La neige y est fréquente en hiver. La température estivale varie de 35 °C à 40 °C.
Quant au Sud, dans le Sahara, la température est de 15 à 28 °C en hiver, pour atteindre 40 à 45°C, voire plus en été.
Le potentiel hydraulique :
L’Algérie dispose d'un potentiel hydraulique appréciable, grâce aux plateaux calcaires des chaînes de l'Atlas et à sa couverture neigeuse. Mais l'irrégularité et l'agressivité des oueds sont une sérieuse contrainte... Le potentiel souterrain, qui n'est pas négligeable, est plus important dans les zones à grandes déformations : énormes nappes aquifères dans le Sahara algéro-tunisien et en Libye. La pluviométrie augmente d'Ouest en Est et se concentre entre septembre et mai. Mais cette pluviométrie reste faible comparée aux besoins en eau. Le Nord de l’Algérie humide est soumis au climat de type méditerranéen, dont la caractéristique essentielle est la sécheresse d'été, les pluies se répartissant inégalement sur les autres saisons. Dans le désert les pluies y sont très peu abondantes (inférieure à 200 mm par an), et de surcroît, l'évaporation y est très forte à cause de la chaleur.
Dans les bassins occupant les Hautes Plaines l'écoulement annuel moyen est estimé à 700 hm3 mais les eaux se perdent en grande partie par évaporation dans les chotts.
- Les bassins sahariens apportent en moyenne 650 hm3 par an. L'écart pluviométrique moyen montre un déficit accentué d'Est en Ouest. L'Est algérien est la partie la plus humide avec une moyenne pluviométrique de 530 mm par an. Le Centre occupe la seconde place avec 480 mm. Enfin, l'Ouest est plus sec avec une moyenne annuelle de 260 mm. Dans la Wilaya (département) de Constantine, la dotation est de 140 1 par jour par habitant. La norme de l'OMS est de 250 1 par jour par habitant.
Pays au relief contrasté et d'une vaste superficie, l'Algérie offre une grande variété de climats. La pluviosité varie entre un nord humide mais sec en été et un sud aride ou la pluviosité est très faible. La pluviométrie moyenne pour l’ensemble du pays est de 68 mm/an, mais elle varie de 00 mm/an au Sud du pays à 1500 mm/an (max) dans la région côtière du Nord-Est du pays. Cependant elle varie aussi de l’Ouest vers l’Est, elle augmente de 350 mm/an à 1000 mm/an en moyenne. Le nord du pays dispose de l’apport principal des eaux météoriques, mais celles-ci sont très irrégulières.
L’Algérie souffre ainsi du défaut mais aussi d'excès d'eau. Les pluies prennent souvent la forme d'averses, d'autant moins utiles en zone saharienne qu'elles tombent en saison chaude donc plus exposées à une évaporation intense. Il existe des réserves souterraines mais elles sont épuisables.
2) Une eau difficile à répartir
Texte 4 et 5 du dossier documentaire.
Les ressources en eau de l’Algérie ne sont pas négligeables mais sont mal mobilisées et l’eau est mal répartie. Seul 16 % du volume disponible est mobilisé : le problème se pose pour 3 types de villes :
- les grandes villes littorales : très consommatrices, Oran, Alger, Annaba
- Les villes perchées : Sétif ou Constantine
- Les villes de la steppe et du Sahara : si elles ne disposent pas de nappes phréatiques.
La distribution de l'eau se fait par un système de canaux et de conduites. Le système de distribution souffre des cassures incessantes. Dans les vieux quartiers, les cassures sont dues soit aux travaux de canalisation (téléphone, gaz, assainissement) soit à la corrosion des conduites. Dans les nouveaux quartiers les conduites sont en PVC et, au niveau des coudes, les cassures sont fréquentes. Dans toute l'Algérie notamment les grands centres urbains, l'approvisionnement se fait par grand quartier. Chacun attend son tour. Les capacités de stockage ne suffisent pas à approvisionner tous les consommateurs en même temps. En général, ces derniers ne reçoivent l'eau que durant deux à quatre heures de suite par jour. Pour cela, ils stockent l'eau dans les foyers soit dans des petits réservoirs soit dans des récipients.
De plus, les habitats précaires ( bidonvilles, lotissements péri-urbains) ne bénéficient pas d’un raccordement au réseau d’alimentation générale, aussi les habitants se raccordent clandestinement aux réseaux. Devant ces difficultés, un marché de l’eau « parallèle » s’est mis en place et des particuliers vendent l’eau. Enfin, les installations sont vétustes et les taux de fuite sont importants ( estimés à 40 % en 1998) et les capacités de stockages insuffisantes. Dans toutes les villes du pays, le problème du stockage local se pose avec acuité. La quasi totalité des réservoirs est archaïque voire en état de délabrement. L'eau qui tombe n'est pas captée en totalité.
L’eau est difficile à répartir car les installations sont vétustes et laissent une grande partie du volume d’eau distribué s’échapper. De plus, la prolifération des réseaux de raccordement clandestins créent des difficultés d’approvisionnement de certaines villes.
Enfin, la capacité de stockage de cette eau entravent la répartition équitable des besoins.
3) Une eau polluée
Chaque année, durant les saisons chaudes et sèches, des épidémies se déclarent ça et là. A Oran, du fait de 1'evaporation intense, le taux de salinité de l'eau potable dépasse largement la norme. A Alger et Constantine, des cas de choléra sont signalés. Le développement socio-économique et l'urbanisation rapide ont eu un impact néfaste sur la qualité des ressources en eau. De nombreux cas de pollution industrielle et urbaine ont été observés en l'occurrence au niveau des barrages, des eaux souterraines et des cours d'eau ( rejets extrêmement polluants). Un réseau de surveillance de la pollution a été réalisé au niveau de cent stations à travers le pays. Toutefois, il ne concerne que les eaux superficielles. Une trentaine de paramètres physico-chimiques et bactériologiques permettent le contrôle de la pollution. Mais ces mesures ne sont pas continues. Il est à noter aussi le manque de coordination entre les différents laboratoires et administrations chargées de la surveillance. A titre d'exemple, les services du Ministère de la Santé ne collaborent pas avec les services des communes qui ont la même responsabilité. Le contrôle des unités industrielles est presque absent. Les normes de rejet ne sont pas définies ni les redevances que les industriels doivent payer.
Selon les données du CNES, plus de 600 millions de mètres cubes d'eaux usées ne sont pas traités, et sont déversés en l'état dans les cours d'eau. Les nappes souterraines, y compris dans la Mitidja, sont infectées et les taux de nitrates y sont supérieurs aux normes admises
III) L’amélioration de la gestion des eaux en Algérie
Comment a-t-on amélioré la maîtrise des eaux en Algérie pour répondre aux besoins ?
1) Des barrages, station de pompages, projets politiques divers
Carte 2
Quels sont les barrages les plus importants ? Où sont-ils situés ? Quel est le volume d’eau prélevé et à quel usage est destiné cette eau ?
- Le barrage Bou Roumi situé en amont de l’oued Bou Roumi et au sud est de la Mitidja dans une zone montagneuse qui culmine à 1640 m. 100 Millions de m3 d’eau / an sont prélevés et destinés à un usage agricole. Ce barrage alimente donc la Mitidja et surtout un nouveau périmètre agricole situé à l’ouest de la Mitidja.
- Le complexe Isser-Keddara : c’est un barrage plus important que le Bou Roumi, situé au Sud Est d’Alger. L’utilisation de l’eau est principalement destinée à alimenter les besoins en eau de la capitale. Mais ce dernier ne suffit pas : aussi le barrage Koudiat Acerdoune vient compléter le complexe de Keddara dans le but d’alimenter la capitale
En Algérie, les grands barrages sont principalement destinés à alimenter en eau les zones urbaines majeures. Mais ces derniers sont très sollicités.
Comment est irriguée la plaine de la Mitidja ? Quels sont les aménagements hydrauliques présents dans cette plaine ? A quels usages l’eau est-elle destinée ? Qu’en concluez vous sur l’avenir de la Mitidja ?
La vaste plaine fertile de la Mitidja est irriguée principalement par pompage dans les nappes phréatiques. L’utilisation des eaux souterraines représente plus de 90 % de l’eau mobilisée. Dans cette plaine, en Aval du Mazafran et de l’Oued Harrach, on trouve des station de pompage qui puisent l’eau souterraine pour la distribuer aux zones urbaines secondaires et aux sites industriels. Ces stations de pompages distribuent de 15 à plus de 40 millions de m3 d’eau / an. La nappe phréatique est très sollicitée dans cette zone agricole et diminue donc fortement de jour en jour. A terme, c’est la fertilisation de la plaine qui est en jeu.
Les surfaces irriguées sont très importantes et mobilisent un volume d’eau très important, d’autant plus que de nouvelles zones agricoles sont aménagées.
Quelle est la politique étatique pour répondre aux besoins en eau ?
Ce n’est que tardivement que l’Etat à pris à bras le corps le problème de l’alimentation en eau. Depuis la fin des années 1990, le pays est passé à une politique hydraulique plus hardie dont les résultats commencent à se faire sentir. Ainsi un programme de planification a été mis en place. De plus, cinq unités de dessalement de l’eau de mer sont construites près d’Arzew. Enfin, l’Etat à permis l’ouverture du marché de l’eau aux entreprises privées. En 2001, il crée L’A.D.E une entreprise nationale chargée de la mise en oeuvre de la politique nationale de l’eau potable moyennant la prise en charge des activités de gestion des opérations de production, de transport, de traitement, de stockage, d’adduction, de distribution et d’approvisionnement en eau potable et industrielle, ainsi que du renouvellement et du développement des infrastructures connexes.
2) Des dérivations, transferts d’eau…
Pour répondre à la demande urbaine en eau, les transferts d’eau se multiplient. Des canaux de dérivation viennent alimenter les grands barrages afin d’éviter l’assèchement de ces derniers.
Mais surtout, de grands aménagements ( barrages, station de pompage…) sont faits en Kabylie ( Est Algérien pluvieux) et permettent de transférer l’eau de la Kabylie vers la wilaya d’Alger.
3) Des efforts insuffisants.
Document 3, 4, 5 dossier documentaire.
Malgré ces efforts, l’alimentation en eau pose toujours de gros problèmes surtout dans les grandes villes. Alger affronte souvent des pénuries d’eau. Dans la plupart des villes, les populations ne reçoivent de l’eau que tous les deux ou trois jours ( ce qui les oblige à faire des réserves, tache souvent assurée par les femmes). L’approvisionnement en eau est une contrainte quotidienne et les populations ont le souci permanent d’économiser la ressource.
Enfin, le réseau est encore vétuste et perd jusqu’à 40 % de l’eau qu’il achemine.
- Un pays au relief et au climat diversifiés
- Une moyenne des précipitations faibles mais plus importante au Nord et à L’Est
- Un potentiel hydraulique non négligeable : des ressources en eau suffisantes
- Une politique d’aménagement soutenue depuis les années 2000
Mais
- Un réseau vétuste qui laisse s’échapper près de 40 % de l’eau acheminée.
- Une alimentation en eau qui n’est pas quotidienne et un souci d’économie
- De vastes zones agricoles irriguées et un réseau urbain dense, très consommateurs
- Une eau polluée
L’eau en Algérie est plus ou moins rare selon les régions, mais partout la demande explose ( agricole, urbaine, industrielle).
Comment résoudre ce dilemme : une ressource de plus en plus rare et des besoins de plus en plus important : L’eau : un véritable enjeu de développement en Algérie.
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