Le citoyen à Athènes
La Naissance du Christianisme
La Méditerranée au XIIè siècle, carrefour des civilisations. 1095-1204.
Humanisme et Renaissance
La Révolution et les expériences politiques en France jusqu'en 1851
La Révolution (suite du cours) : la Nouvelle Constitution et la fin de la monarchie
La Révolution ( suite) : La Ière République
La Révolution (suite) : Le Consulat et l'Empire
La Révolution (suite) La Restauration
La Révolution (suite et fin du chapitre) 1830-1851
Exercices pour le 10/01/2008
Aide exercice composition 18/02/08
Composition pour le 10 mars 2008 et exercice p. 170-171
Pistes et réflexions pour la composition du 10 mars 2008
Aide pour le commentaire " le sacre de Napoléon"
Aide pour la composition : L'urbanisation de la
planète
Exercices pour le 8 mai
2008
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L’eau, symbole de vie, est un besoin, une ressource indispensable à la vie. C’est une ressource naturelle renouvelable, mais cependant limitée et épuisable.
- 97.5 de l’eau est salée
- 2.5 % est douce, présente sous forme solide ( glaciers, icebergs) ; sous forme liquide (dans les nappes souterraines ou les eaux de surface ).
L’eau est en abondance sur Terre « planète bleue » ( 71 % de la surface du globe est composé d’eau) mais l’eau douce est rare ( 2.5%). L’eau apparaît donc comme un enjeu majeur pour l’avenir, une richesse qu’il faut partager, gérer et préserver.
Problématique : l’eau est-elle devenue une ressource stratégique pour l’homme ?
1) L’eau sur la Terre
Document 4 p. 107 :
Quelles sont les régions où les précipitations sont les plus importantes ? Où sont-elles les plus faibles ? L’eau est-elle répartie de façon égale à l’échelle de la planète ?
L’eau est une ressource renouvelable mais inégalement répartie :
- Dans le temps et dans l’espace : il ne pleut pas de manière régulière durant toute l’année : exemple : dans les pays de mousson, les pluies sont diluviennes. En revanche certaines régions du monde ( Nordeste brésilien, Sahara, Arabie…) connaissent la sécheresse.
- Entre les hommes : 12 pays se partagent 75% des ressources en eau (ex: Brésil, Russie, Canada) Exemple :
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% par rapport au ressources disponibles |
% par rapport à la population mondiale |
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Amazonie |
15% |
0,3% |
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Chine |
7% |
21% |
Conclusion : l’eau est une ressource abondante mais inégalement répartie.
2) Des besoins en eau croissants, des usages multiples.
Document 2 p 106 : Quels sont les usages de l’eau ? Pour quelles raisons les besoins en eau sont-ils croissants ?
- besoins agricoles : 70% (irrigation)
- besoins industriels : 20%
- besoins domestiques : 10%
La population mondiale augmente : depuis 1950 , la pop mondiale a été X 2.5
Hausse du niveau de vie
Des besoins en eau qui augmentent rapidement : 5 fois plus d'eau qu'en 1950. Cela s’explique notamment par la croissance de la population et la hausse du niveau de vie.
3) Des besoins inégalement satisfaits.
La moyenne mondiale des ressources en eau est de 6800 m3/an/ hab. Mais de grandes disparités existent. A moins de 4000 m3 /an/ hab. elles peuvent apparaître comme insuffisantes. L'O.M.S. a défini un minimum vital de 1000 m3 par habitant par an
Quelles sont les régions où les ressources en eau douce sont insuffisantes ? Quels problèmes posent l’inégal accès à l’eau ?
Carte p. 102-103 - Afrique, Europe de l’Est, Moyen-Orient, U.S.A, Chine
Texte 4 p. 108 :
2 Problèmes majeurs
- Un problème quantitatif : dans les PED, ( zones rurales) il faut parcourir de longues distances pour accéder à une potable.
- mais le problème est surtout qualitatif : beaucoup de maladies sont liées à l’absence d’eau potable et au manque d’hygiène.
(Stress-hydrique : indicateur qui mesure la part de la consommation d'eau par rapport aux ressources disponibles)
L’eau douce est rare, inégalement répartie alors que les besoins augmentent rapidement. Les inégalités existent à toutes les échelles. L'accès à l'eau dépend non seulement des ressources
disponibles mais aussi du niveau de développement du pays et des choix politiques qui sont faits. 1,2 milliard d'hommes n'ont pas accès à l'eau potable. 2,5 millions d'hommes meurent chaque année
par cause d'eau contaminée.
L’eau est répartie de manière très inégale sur la Terre. Elle varie selon les lieux, les climats et les saisons. Depuis les siècles, les hommes, en maîtrisant l’eau, ont cultivé de nouveaux espaces et ont créé de nouveaux paysages.
1) Maîtriser l’eau : les barrages
Document 4 p. 98 : Quels sont les rôles d’un barrages ? Quels sont les impacts humains et environnementaux ?
- meilleure gestion des ressources en eau
- réguler le cours des fleuves et ainsi éviter des crues dévastatrices
- assurer une alimentation régulière des cultures et des villes
Les apports sont donc énormes (électricité, irrigation ; navigation ; débit régularisé)
mais impact écologique énorme (12 villes et 4500 villages submergés => déplacement des pop).
L’Unesco dénombre 40 000 barrages de plus de 15 m dans le monde
les autres aménagements
- Les usines de traitements, les châteaux d’eau permettent aux collectivités territoriales d’acheminer l’eau potable jusqu’aux robinets des usagers.
- Les stations d’épuration limitent les pollutions des égouts et permettent l’utilisation de l’eau en aval. Mais 2.4 milliards d’hommes ne disposent d’aucun système d’assainissement.
- les usines de dessalement de l’eau de mer : mais coûte très cher et exige une haute technologie
- Dans les pays arides, de puissantes pompes puisent dans les nappes fossiles
- Pour protéger les installations humaines des inondations, des digues sont construites.
2) Maîtriser l’eau c’est transformer les paysages
Les aménagements hydrauliques transforment les paysages et remettent en cause des équilibres écologiques. Depuis l’achèvement du barrage d’Assouan en Egypte (1970) , la crue du Nil n’atteint plus la Basse-Egypte.
-L’irrigation est encore souvent traditionnelle ( gravitaire : des canaux suivent une légère pente, transportant l’eau vers les parcelles ou par submersion présente dans les rizières asiatiques inondées. Cf doc 3 ). Mais ces techniques gaspillent l’eau.
- On a donc recours à de nouvelles techniques : l’irrigation par aspersion et la micro-irrigation ( goutte à goutte : chaque racine est humidifiée progressivement. Très développée en Israel) Mais ces pratiques coûtent cher et sont encore peu développées. Pourtant elles permettent de réduire la consommation en eau de 30 à 40 % ( irrigation par aspersion) et de 80 % pour la micro-irrigation.
On retient 4 types de paysages :
Document 2
- l’oasis : l’irrigation est encore traditionnelle mais la micro-irrigation s’y développe.
Document 3
- La rizière irriguée de l’Asie des moussons : il s’agit de maîtriser l’eau de pluie. On inonde les parcelles.
Document 4 + page 51.
- l’irrigation en carrousels : (Libye, Arabie Saoudite : systèmes d’aspersion à pivot central : il s’agit de reproduire la pluie ) et agriculture de serres : La serriculture (ou culture sous serre) désigne la pratique qui consiste à cultiver des végétaux (soit en culture maraîchère ou en horticulture ornementale) à l'intérieur d'une serre. La culture sous serre permet de bénéficier de la luminosité naturelle tout en gardant le contrôle des conditions hygrométriques (humidité de l’air). Elle permet notamment de rallonger la période où l'on peut cultiver certains végétaux, ou de les cultiver en dehors des régions où on les trouve originellement.
- la huerta est en Espagne une zone agricole partagée en petites parcelles (huertos ) dans lesquelles sont cultivées toutes sortes de fruits et légumes..
Une irrigation inadaptée ou mal conçue peut être source de diffusion de d'organismes qui entraîne des maladies, de polluants dans les culture, ou en zones arides, d'un phénomène de salinisation. L'irrigation peut aussi affecter les écosystèmes, le paysage ou l'agriculture en amont ou en aval, à cause des volumes d'eau détournés des cours d'eau. On cite souvent l’exemple de la mer d’Aral polluée et en partie vidée à cause de l'irrigation du coton en amont.
III) L’eau : une ressource convoitée et menacée : Quels problèmes le partage de l’eau pose t-il ?
1) les conflits d’usage
la demande d’eau urbaine dans le monde a triplé en moins de 20 ans, augmentant les tensions entre les villes et les campagnes ainsi qu’entre les villes elle-mêmes.
- C’est surtout dans les villes du Sud que les conflits se multiplient : exemple En Algérie, les besoins des campagnes de la Mitidja sont en concurrence avec ceux de la ville d’Alger
- Document 1 p. 112 : les importants besoins du tourisme concurrencent les besoins de la population locale, d’autant plus que la demande est forte en été., moment ou il pleut très peu ou pas. Exemple : Tunisie ou Baléares.
- Pour répondre à la demande d’eau urbaine, les villes cherchent à se ravitailler dans leur environnement proche. Les transferts d’eau sont de plus en plus mal ressentis par les populations. Exemple : La Californie qui ne veut plus alimenter les régions du Sud.
- Différents acteurs s’opposent pour gérer l’eau : la fourniture d’eau est un marché ( document 1 p. 110 ) .Des entreprises sont en concurrence pour obtenir la gestion des réseaux de traitements et de distribution. Ex : Delhi ( 14 millions d’habitants) est approvisionné par le groupe Suez.
2) les conflits entre Etats
De nombreux Etats sont dépendants de l’étranger pour leur approvisionnement en eau :
Document 2 p. 113
- C’est le cas entre les rives d’un fleuve-frontière d’un bassin fluvial partagé entre plusieurs Etats comme les bassins du Nil, du Tigre et de l’Euphrate ( Turquie et ses voisins ), du Jourdain et du Gange. Cela pose la question de la frontière : la frontière doit elle suivre une rive ( elle appartient alors à un seul pays) ou est-elle située au milieu de celui-ci ?
- C’est aussi le cas entre l’amont et l’aval : la construction de barrages par le pays qui est en amont est toujours problématique pour le pays qui se trouve en aval ( exemple doc 1 p.94 : le Colorado se jette au Mexique dans son delta desséché car il n’a plus que 4 % de son débit.)
Les tensions concernent soit la qualité de l’eau ( l’autre pollue) soit le débit.
-Ces tensions sont aggravées quand de nombreux bassins fluviaux correspondent à des milieux climatiques différents. Exemple : les régions désertiques en aval du Nil dépendent des eaux provenant de l’amont situé dans la zone tropicale humide : 97 % de l’eau consommée en Egypte proviennent des pays d’amont. Les possibilités d’un conflit sont fortes quant le pays d’aval est militairement plus puissant et craint pour ses intérêts.
Devant ces situations, nombreux sont ceux qui souhaitent le renforcement des pouvoirs des organismes internationaux pour promouvoir une gestion durable de l’eau.
3) Une ressource parfois menacée
- Dans les pays du Sud, on puise l’eau dans les réserves non renouvelables : cette forte consommation peut occasionner une diminution importante des ressources par habitant.
- L’activité humaine peut provoquer une pollution de l’eau : nombreux sont les lacs et cours d’eau qui connaissent une mort biologique ( disparition de toute vie animale ou végétale) : ils sont touchés par les rejets urbains ou industriels : New Delhi déverse chaque jour 220 000 m3 d’eaux usées directement dans un affluent du Gange. En aval, 300 millions d’Indiens utilisent l’eau du fleuve.
- Les nappes phréatiques sont aussi concernées : l’irrigation sans drainage renforce la salinisation. L’utilisation des pesticides agricoles polluent les eaux. Les nappes sur-exploitées sont menacées ( exemple : la nappe de Gaza).
- L'irrigation peut aussi affecter les écosystèmes, le paysage ou l'agriculture en amont ou en aval, à cause des volumes d'eau détournés des cours d'eau. On cite souvent l’exemple de la mer d’Aral polluée et en partie vidée à cause de l'irrigation du coton en amont.
La baisse des disponibilités en eau exige des traitements inaccessibles aux plus pauvres.
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