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Samedi 16 février 2008

Méthode de la composition :

 

I – Présentation de l’exercice.

Une composition se fait en 3 temps : introduction, développement, conclusion. Chacun doit être nettement séparé (passer plusieurs lignes entre chaque).


A – L’introduction
.

 Elle est fondamentale car elle est lue en premier par le correcteur et « donne le ton » de la copie. Elle doit donc être rédigée préalablement au brouillon, et sa forme doit être particulièrement soignée. Elle a 3 objectifs :

 

1°) présenter le sujet en définissant les termes de l’énoncé

La ou les premières phrases doivent dégager l’intérêt du sujet posé et « accrocher » le correcteur (éviter toutefois les formules trop « publicitaires » ou les phrases « bateau » (ex : « De tout temps… »). Les termes du sujet doivent être définis, c’est-à-dire expliqués (ex : si le sujet contient un mot comme DOM-TOM, communisme, totalitarisme, métropole… ces mots doivent être définis d’entrée), et le sujet doit être délimité dans le temps et dans l’espace (quelle période ? quels territoires sont concernés par le sujet ?). Etape INDISPENSABLE et ESSENTIELLE pour éviter l’erreur fatale : le hors-sujet..
® Conseil : prendre le temps de réfléchir à la 1ère phrase du devoir. L’idéal est de partir d’une citation apprise par cœur, ou d’un exemple pertinent pris dans l’actualité. Sinon, soigner la structure de la phrase et éviter les généralités.

 

2°) dégager la problématique du sujet

Il ne s’agit pas de poser une question « pour la forme » : il faut cerner le problème historique ou géographique contenu dans le sujet, qui sera le fil directeur de tout le devoir et auquel il conviendra de répondre en conclusion.

® Conseil : formuler la problématique sous forme de question.

 

3°) annoncer le plan 

qui sera suivi dans le développement. Attention, il ne s’agit pas ici de   « rentrer dans les détails » de votre argumentation, mais juste de présenter la démarche que vous allez suivre pour répondre à la problématique posée précédemment.

® Conseil : pour la rédaction éviter : « La 1ère partie sera consacrée à… ; la 2nde parlera de … ». Préférer « Après avoir étudié…, nous verrons… ; enfin tel ou tel aspect nous permettra de saisir… » ; ou « Dans un premier temps…., puis… ; enfin… ». L’annonce de plan ne doit si possible pas être trop «artificielle », mais correspondre vraiment à des «éléments de réponse à la problématique.

                        Comment bâtir un plan ?

le plan est l'ossature de la composition, il doit permettre de répondre, par l'argumentation, à la problématique.

- Rassembler ses connaissances et :
- les classer : par thème, par odre chronologique
- dégager les idées essentielles
- construire deux ou trois grandes parties, contenant chacune des sous parties
- argumenter, développer, problématiser. 

Les différents types de plan ( en Histoire)

- Le plan chronologique :
dégager les moments clés dans chacune partie du devoir
- Le plan thématique : traiter un sujet selon ses différents aspects
- Le plan didactique : etudie les aspects positifs, négatifs d'un sujet et en dégage ensuite une synthèse.
- Le plan explicatif : exposer les causes( pourquoi), les faits ( comment) et les conséquences ( le résultat) d'un grand évènement. 

 

B – Le développement.

 

1°) la méthode.

 

Au niveau de la quantité, il représente l’essentiel du devoir : c’est là que sont exposés connaissances personnelles et arguments. Il doit suivre un plan le plus détaillé possible fait au brouillon et alimenté d’exemples. Le développement doit comporter 2 ou 3 parties. Les 2 ou 3 différentes parties doivent être de longueur à peu près équivalente ; un déséquilibre montrerait en effet que le plan choisi n’est pas pertinent. Chaque partie doit commencer avec une phrase indiquant l’idée directrice de la partie ; et elle doit se terminer par une phrase de conclusion et de transition vers la partie suivante. A l’intérieur de chaque partie, distinguer plusieurs sous-parties et ainsi de suite. Dans le développement proprement dit, chaque idée doit être présentée avec un argument et si possible des exemples précis (ne pas multiplier les exemples, ce qui risquerait de faire de votre composition un « catalogue » d’exemples insipide, et de nuire à la clarté de votre argumentation).

® Conseil : pour que le développement soit le plus facile possible à rédiger, il est essentiel de faire un plan très clair, avec des sous-parties contentant chacune 2 ou 3 idées, de rédiger les transitions avant de commencer à rédiger l’ensemble du développement.

 

C – La conclusion.

 

Elle se fait en deux temps et doit être de longueur à peu près équivalente à l’introduction :

1°) Elle doit reprendre les grandes idées pour apporter une réponse, si possible nuancée à la problématique annoncée en introduction. Attention à ne pas faire cependant un résumé du développement.

2°) Elle doit élargir la perspective et le débat par une ouverture finale (sur l’actualité, sur une comparaison, une évolution…).

 

 
                         2°) les grands types de sujets.

 
Apprenez à "deviner" le plan à utiliser dès la lecture du sujet

- sujet de type chronologique .
 
Ex : La vie politique en France de 1870 à 1914. Il faut ici décrire les transformations d’une date à l’autre dans l’espace donné.

Ex : I – 1870-1879 : Les difficultés de l’installation de la République.

II – 1879-1900 : La République se stabilise

III – 1900-1914 : La République s’enracine


sujets de type analytique
.
 
Ex : La puissance européenne. Il faut ici étudier les différents aspects d’un phénomène.

Ex : I – Une puissance économique

II – Une puissance culturelle

III – Une puissance politique ?


sujet-débat
.
 
Ex : La colonisation française : exploitation ou « mission civilisatrice » ? Il est généralement posé sous forme de question et contient le mot « ou ». Il faut ici discuter les deux points de vue, développer des arguments pour chacun des deux points de vue (même si vous ne les partagez pas !!), avant de confronter les arguments dans une synthèse

Ex : I – Les apports de la France dans les colonies

II – Les excès de la colonisation

III – Synthèse : lequel de ces deux aspects vous paraît le plus important ?


sujet-tableau
.
 
Ex : Le monde en 1918. Il s’agit d’étudier une société, un espace à une date donnée. C’est donc un sujet descriptif.

Ex : I – Un monde traumatisé (bilan humain/matériel de la guerre)

II – Un monde incertain (les révolutions)

III – Un monde nouveau (nouvelles frontières, nouvelles alliances…)


sujet de type comparatif


Ex : Le totalitarisme en URSS et en Allemagne dans les années 1930.
Il s’agit ici de distinguer les ressemblances, les différences entre deux ensembles.

Ex : I – En Allemagne : un totalitarisme racial

II – En URSS : un totalitarisme de classe

III – En URSS et en Allemagne : terreur, camps, culte du chef, propagande… (les points communs).


sujet à échelles (en géographie
)

.
Ex : La puissance américaine. En géographie, il convient de faire des « changements d’échelle », c’est-à-dire mesurer un phénomène à plusieurs échelles.

Ex : I – Une puissance basée sur un territoire riche.

II – Une puissance continentale : la maîtrise du continent américain.

III – Une puissance mondiale.

® Conseil hyper-important !!! repérer le ou les mots de liaison employés (« et », « ou », « dans », « pendant »…).Ils permettent souvent de déterminer la type de plan à choisir.

 

  

II – Gestion du temps et étapes de travail.

 

A – Au brouillon (45mn – 1 h)

 

1°) Lire, relire, re -relire le sujet (les sujets s’il y en a plusieurs proposés), le choisir (si choix il y a), le définir, le délimiter (dans le temps et l’espace), en étant très attentif aux mots employés (surtout les agents de liaison).

2°) Dégager la problématique la formuler de la façon la plus claire possible.

3°) Mobiliser ses connaissances : mettre tout « en vrac » sur une feuille, puis trier, sélectionner, classer, hiérarchiser…Essayer de trouver les connaissances répondant aux questions où ? qui ? quand ? comment ? pourquoi ?

4°) Regrouper ces informations pour bâtir un plan le plus détaillé possible, avec des exemples. Rédiger les phrases de transition entre chaque grande partie.

5°) Rédiger l’introduction puis la conclusion.

 

B – La rédaction (1h à 1h45 selon le temps proposé pour l’ensemble de l’épreuve)

 

- Toujours des phrases simples, pas trop longues, avec un verbe…

- Aucune abréviation ; aucun style télégraphique.

- Le temps : utiliser autant que possible le présent ; à l’occasion le passé (composé de préférence, c’est moins risqué) ; jamais le futur (en histoire comme en géographie).

- Soigner les liens avec des mots de liaison (« ainsi », « cependant », « car », « donc »…)

- Orthographe, soin, etc.… font partie des critères de notation : il faut donc absolument les soigner. Une copie sale, truffée de fautes, énerve le correcteur…

- prendre 10 minutes au moins pour se relire attentivement, corriger les fautes, oublis…

 

C – Remarque : en géographie, la composition peut être accompagnée d’un croquis (un fond de carte est fourni). Prendre donc le temps de le compléter après avoir rédigé la composition.. En règle générale, il est donc judicieux :

- de construire la légende du croquis en même temps que le plan (organiser la légende en autant de parties qu’il y a de parties dans le plan).

- de choisir des teintes différentes pour chaque partie de la légende.

- de colorier le croquis une fois le devoir terminé, d’en recopier la légende qui aura été faite au brouillon en début d’épreuve.

- De soigner la réalisation. Crayons de couleur évidemment indispensables, normographe souvent très utile, stylos à pointe fine (plutôt que des « Bic »)…

par M.Belmessaoud publié dans : Documents communauté : Fourre-tout * inclassable
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