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Samedi 23 février 2008

La nouvelle Constitution et la réorganisation de la France


Cf document A page 186 et reproduire schéma de la Constitution de 1791.


- De nouveaux principes :

 

La déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen permet de nouvelles libertés et le développement de clubs politiques : le club des Jacobins ( Robespierre) et le club des Feuillants ( La Fayette) : ce qui favorise l’essor d’une vie politique intense.

  

-   La Nouvelle France :

 

. La réorganisation du territoire : la France était organisée selon plusieurs subdivisions ( les parlements, les gouvernements, les provinces ecclésiastiques, les généralités, les bailliages…). La Révolution introduit un nouveau découpage dans un esprit d’égalité territoriale ( aucun point du territoire ne doit être plus loin qu’1 journée de cheval de son chef-lieu). C’est la création des DEPARTEMENTS : 83 ; qui vont porter des noms liés à la nature et à la géographie du pays.

 

. La réorganisation de l’économie : Pour faire entrer de l’argent dans les caisses de l’Etat, les terres et les biens du clergé sont confisqués et vendus. De plus, les membres du clergé deviennent des fonctionnaires, payés par l’Etat : c’est la Constitution Civile du clergé.

De plus, tous les citoyens paient l’impôt en fonction de leurs revenus. Enfin, le Décret d’ALLARDE ( mars 1791) interdit les corporations et la Loi LE CHAPELIER ( juin 1791) interdit les syndicats et les grèves.

 

. La Révolution va plus loin : elle va réorganiser le temps. Le calendrier grégorien n’est pas égalitaire et il est chrétien. La Révolution met au point, dans un esprit de laïcité, un nouveau calendrier ( qui ne va durer que 10 ans) dont les noms de mois font référence à la nature et aux saisons.

 

. La Révolution s’attaque au système des mesures et des poids :

Auparavant, il y avait différentes unités de mesures : le pied, le pouce, le journal, le galopin, le picotin : or les mesures étaient différentes d’une ville à l’autre ce qui créait des problèmes de conversion. Il faut donc réformer toutes les mesures pour la France mais aussi pour le monde.

Delambre et Méchain ( ingénieurs) prennent pour référence indiscutable la mesure de la Terre ( le Méridien Nord-Sud qui passe par la France). D’après leurs calculs, ils en concluent que la mesure doit être égale au 1/10 millionième du quart du méridien et fixent le mètre. La nouvelle unité de mesure ( le mètre) est ensuite coulée dans un métal ( le platine) et plusieurs sont mis à la disposition du peuple en France. ( aujourd’hui, il n’en reste que 2 : rue de Vaugirard et Place Vendôme). Les mesures faites de nos jours avec le laser  précisent que les deux ingénieurs se sont trompés de…1/100ème de millimètre…

 

. La Révolution rénove aussi les poids et le Litre, le gramme, l’are, le mètre, le franc et le stère voient le jour.

 

. La dernière œuvre de la Révolution concerne l’Etat -Civil : auparavant, les prêtres notaient l’identité des Catholiques et beaucoup de juifs et Protestants n’étaient pas comptabilisés. Pour les révolutionnaires, il s’agit d’une injustice et ils confient cette mission d’identification à la mairie qui désormais est chargée de l’Etat -Civil.

 

- La poursuite de la Révolution

 

La Révolution a permis de grands changements mais les tensions s’accroissent entre la bourgeoisise modérée ( qui pense que la Révolution est finie) et les gens du peuple, les « sans-culottes » qui estiment qu’il faut continuer la Révolution.

En même-temps, la contre-Révolution s’organise autour des 2 frères du roi qui ont quitté la France et préparent le retour de l’Ancien régime.

Le 20 juin 1791, le roi et sa famille s’enfuient de Paris, mais sont reconnus et arrêtés à Varennes. L’opinion publique se rend compte alors que Louis XVI n’a jamais accepté la Révolution, malgré son serment du 14 juillet 1790. ( le roi Janus : double visage)

 

-La chute de la monarchie

 

La fuite du roi va exciter les tensions : certains essaient de sauver le roi en faisant croire qu’il a été enlevé. D’autres ( la bourgeoisie modérée et les masses populaires) réclament une REPUBLIQUE : on les rencontre dans les clubs des Jacobins ou des Cordeliers. On les trouve aussi chez les « sans-culottes ».

 

Documents pages 172-173 : Qu’est ce qu’un  « sans-culottes » ?

 

Il porte le pantalon ( la culotte est celle des nobles et bourgeois), la veste courte ( la carmagnole) et le bonnet phrygien décoré d’une cocarde, une ceinture et il est armé d’une pic. Le « sans-culottes » est sans grands moyens, très utile ( c’est un travailleur) et un patriote ( prêt à défendre sa patrie) et il fredonne une chanson populaire : La Carmagnole. Le 17 juillet 1791, les « sans-culottes » vont manifester pour réclamer une République mais les gardes-nationaux tirent sur eux. La division entre les bourgeois ( qui sont les députés et détiennent le pouvoir) et le peuple est consommée.

En septembre 1791, une assemblée législative est élue et doit débattre d’une question : celle de la guerre. La plupart est pour : le roi et ceux qui le soutiennent espèrent une défaite des révolutionnaires qui ramènerait le roi sur le trône, et, les révolutionnaires qui souhaitent internationaliser et diffuser les principes de la Révolution Française hors du pays et démasquer le double jeu du roi.

Le 20 avril 1792, l’Assemblée déclare la guerre au roi de Bohème et de Hongrie ( neveu de Marie-Antoinette) et pour sauver « la Patrie en danger », l’Assemblée fait appel à des volontaires : c’est la "levée en masse". Beaucoup répondent à cet appel dont les marseillais ( appelée l’Armée du Rhin). C’est de ce groupe que va naître l’hymne « La Marseillaise ».


Mais les premiers combats sont difficiles et le Duc de Brunswick ( qui commande les troupes autrichiennes et prussiennes) menace de détruire Paris s’il est fait le «  moindre mal au roi ».

En réponse au Duc de Brunswick, le 10 aôut 1792 les « sans-culottes » s’emparent du château des Tuileries et imposent à l’Assemblée législative de voter la suspension de la royauté.

La Révolution est aux mains des « sans-culottes » qui enferment le roi et sa famille dans les locaux de l’Assemblée. Les députés convoquent alors une nouvelle Assemblée : la Convention qui sera élue au Suffrage Universel et doit donner une nouvelle Constitution à la France : c’est la première fois que le peuple décide.

 

 

 

 

 

 























par M.Belmessaoud publié dans : Cours communauté : Fourre-tout * inclassable
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