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Samedi 22 mars 2008





















Construite sur une île du lac Texcoco au début du quatorzième siècle, à 2200 mètres d’altitude, la cité aztèque de Tenochtitlan était la plus grande ville des Amériques. Aujourd’hui, Mexico est la 2ème ville du monde avec environ 20 millions d’habitants, la première des pays en développement. L’explosion urbaine entraîne une forte pression sur les ressources nécessaires à la vie des habitants. En 1992, Mexico est déclaré par les Nations-Unies « ville la plus polluée de la planète ». La situation s’est légèrement améliorée depuis mais la ville continue néanmoins à créer des nuisances diverses et les contraintes liées au site accroissent les risques.

 

Problématique :

 

Comment expliquer la croissance de Mexico et son rôle dans la structuration de l’espace? Quelles sont les conséquences du développement de la ville sur l’environnement ?  

 

I) Un organisme urbain en forte croissance

 

Quelle est l’ampleur la croissance de Mexico, et quels en sont les facteurs ?

 

1) Une forte extension de l’espace urbain

 

la Ville Centre, le Mexico des années 1920.

le District Fédéral (DF), divisé en 16 arrondissements, accueille 8,3 millions d’habitants en 2000.

la Zone Métropolitaine de la Ville de Mexico (ZMCM), agglomération en expansion continue, soit 27 communes sur plus de 1 500 km² en 2000,
le Valle de Mexico, vaste bassin endoréique (dont les eaux sont privées d'exutoire vers l'extérieur) de 9 500 km² à plus de 2 200 mètres d’altitude, trois États (DF, État de Mexico, Hidalgo) et plus de 50 communes.

 

 Document 3 p. 129

 

Entre 1824 et 2000, Mexico s’est étendu au delà des limites du district fédéral ( crée en 1924).

la ville s’étend et en 1992 elle couvre près de 40 km². Aujourd’hui, elle s’étire sur plus de 1000 km²

 

Document 4 p. 129

 

Construite sur un plan en damier facilitant l’orientation, Mexico s'étend à perte de vue jusqu'aux premiers contreforts des montagnes qui la cernent. La métropole (ville-mère ayant un fort pouvoir de commandement sur un espace étendu) a dépassé les cadres administratifs, elle déborde depuis les années 1950 sur l'État de Mexico qui, depuis 1995, accueille plus de population que le DF.

 

2) Une forte augmentation de la population

 

Document 3 p. 129

 

4 M de personnes vivaient dans l’agglomération de Mexico vers 1950. En 50 ans, la population a plus que quadruplé passant en 2000 à 19M d’habitants.   

 

Document 5 p. 129

 

Dans les années 80, les démographes pensaient que Mexico serait la ville la plus peuplée au monde, devant Tokyo, avec plus de 30 M d’hab. Ces prévisions alarmantes ont fait de Mexico l’archétype de la monstruopole. Or il n’en n’est rien et dès les années 90, le taux de croissance annuel de la population est à moins de 2 % contre 5 % dans les 70.

Pourquoi cette erreur ?

-         Baisse du taux de fécondité : en 1992 : 28 / pour mille contre 45/ pour mille en 1965

-         Tremblement de terre de 1985 : 30 000 morts

-         Aggravation de la pollution atmosphérique

Depuis 1992, les flux migratoires sont négatifs : Mexico perd davantage de personnes qu’elle n’en n’accueille. Cependant Mexico est une véritable Mégapole ( ville géante comptant plusieurs millions d’habitants) dont la superficie n’a cessé de s’étirer. 
 

3) Les facteurs de la croissance urbaine :

 

Document 5 p. 131

 

Mexico est un territoire fédéral  qui concentre les fonctions politiques : (pouvoir exécutif, législatif). On y trouve notamment le Palacio National ( le Palais du Gouvernement, situé dans le centre historique).

Mexico à un rôle centralisateur : c’est-à-dire qu ‘elle attire de plus en plus d’activités économiques :

Le quartier de la Bourse qui se trouve dans la zone rose : Ce quartier est l'un des plus modernes de Mexico et des plus touristiques avec de très nombreux hôtels, restaurants, boutiques et boîtes de nuit. On y trouve, la tour la plus élevée d'Amérique Latine et l'un des plus grands parcs publics du monde, le Parc Chapultepec, au nord de la "Zona Rosa".

La ville s’étendant de plus en plus, elle nécessite des moyens de communications efficaces :

Mexico est desservie par un aéroport international.  Un métro efficace et subventionné dessert un immense réseau de 207 km de long. Ses trains, construits au Mexique sont modernes et rapides.  Sur le modèle pratiqué dans plusieurs villes, un "métro-bus" (autobus surélevé circulant en site propre) a été mis en fonction en 2005 sur l'avenue Insurgentes.

Métropolisation : processus qui conduit à former une métropole.

Mexico attire les activités qui rapportent le plus ( à forte valeur ajoutée). Ce sont surtout des activités du secteur des services ( tertiarisation) : les activités de décisions ( siège des grandes entreprises), les activités de finance ( bourse, banques…), les activités commerciales ( vente, publicité, design, activités de bureaux…), les activités intellectuelles et culturelles ( + de 5 des plus grandes universités du Mexique dont la Ciudad Universitaria qui accueille près de 200 000 étudiants ; musées : le Musée national d’Anthropologie, la cathédrale métropolitaine de Mexico est la plus grande d’Amérique Latine …). Ce sont des activités à fort pouvoir de commandement ( capacité de décider et donc d’influer sur le cours des choses). Mexico attire ces activités car elles sont plus rentables ( l’espace dans la ville coûte cher).

En revanche,  la Ville Centre se désindustrialise dès la fin des années 1970 et les usines sont déconcentrées vers la périphérie, puis vers les villes de la Région Centre.

 

Document 3 p. 130

 

Cette concentration des activités de commandement conduit a attirer une population aisée. Les emplois qui sont offerts à Mexico sont de hauts et moyens emplois : chercheurs, cadres, ingénieurs, banquiers, commerce de luxe…Ce sont donc des gens bien formés ( haute qualification) et qui détiennent un fort pouvoir d’achat.

 

II) Les dynamiques internes de Mexico

 

Comment évolue l’organisation interne de Mexico ?

 

1) Le renouvellement du centre-ville

 

Le centre ville de Mexico appelé le Zocalo est le centre historique de la ville de Mexico. L’’essor fulgurant du secteur tertiaire (39% actifs en 1980, 71% en 1990) a des conséquences sur l’aménagement de la ville. Le centre ville se transforme ( le paysage se transforme) et l’habitat traditionnel laisse place à des constructions modernes de plus en plus hautes. (aujourd’hui, on compte plus de 50 gratte-ciel dont le plus haut atteint 230 mètres ( la Torre Mayor).

 

Documents 1,6 et 8 p.130-131

 

On constate à Mexico un processus de « gentrification » c’est-à-dire l’arrivée progressive d’une population à haut niveau de vie qui transforme le quartier : l’architecture traditionnelle laisse place aux audaces des plus fortunés, qui bâtissent des villas sur pied. Le document 1 met en évidence e problème de la cohésion spatiale : Mexico attire les populations riches mais aussi les populations très pauvres ( problème : comment faire vivre ces catégories de population ? ).

 

2) CBD périphériques

 
Document 3 p. 130

 

L’étendue croissante de Mexico DF entraîne le développement de nouveaux centres en périphérie appelés «  edge cities » identifiables à leurs tours de bureaux dominant les quartiers résidentiels ( ex : Santa Fe). Les populations riches s’éloignent du centre ( car difficulté de circulation, insécurité, rapprochement du lieu de travail…). Les quartiers aisés se sont développés symétriquement, vers l’Ouest, sur les anciennes rives assainies et les premières pentes, mais les plus riches préfèrent s’installer dans les anciens villages pré coloniaux (Coyoacan, San Angel), recherchés pour la qualité de l’environnement, ainsi que les nombreux équipements installés dans le sud à partir des années 1960 (centre commercial Périsur, Université, site olympique). Plus loin vers l’ouest et le sud-ouest, des résidences fermées se développent à l’écart des aléas, de la circulation et de la pollution : ce sont les « gated communities ou quartiers fermés »

 

3) L’expansion continue des banlieues : péri-urbanisation

 

Document 4 p. 130

 

Les populations pauvres sont contraintes de se réfugier vers les extrémités de la ville et dans les banlieues. Mexico exporte les populations les plus pauvres et une partie de ses industries vers les villes qui l’entourent mais aussi ses modes de croissance : les nouveaux arrivants et les nouvelles industries s’installent conjointement le long des principaux axes autoroutiers, au nord-est (vers Pachuca) et au sud-est (vers Puebla : implantation de l’usine Volkswagen ). L’habitat, qui avait été rejeté à la périphérie du DF, se déplace vers la périphérie des capitales voisines en suivant ces axes.

Les plus pauvres s’approprient illégalement des terrains sur lesquels ils construisent leurs habitation. Cette appropriation informelle a nécessité la création de nouvelles communes : Netzahualcóyotl, issue de la commune de Chalco, est créée en 1965 pour donner un cadre légal au lotissement des terrains fédéraux lacustres. Cet habitat précaire, sans eau potable, égout ni électricité, est généralisé dans l’Est de l’agglomération. Il s’agit en fait d’auto construction progressive, un habitat pauvre et monotone de parpaings et de terrasses, en travaux continuels, mais avec un début de promotion sociale des parties plus anciennes (peinture de façades, boutiques).  . D’autres banlieues pauvres ont pris le relais (Ecatepec, Chalco), poursuivant la logique d’une croissance urbaine le long des axes autoroutiers avec des migrants qui s’installent dans les zones basses à la frontière entre le DF et l’État de Mexico.


III) Dynamiques urbaines et problèmes environnementaux

 

Quels problèmes environnementaux pose le fonctionnement de l’agglomération ?

 

1) La ville a besoin d’équipements, d’énergie et d’eau    

L’urbanisation croissante de Mexico implique des ressources supplémentaires pour répondre aux besoins des populations notamment en énergie et infrastructures( électricité, pétrole, gaz, création d’école, hôpitaux… conséquence : saturation de l’espace)

 

Document  5 p 133

 

Le problème de l’eau est-il économique ou environnemental ?

 

Le problème de l’eau à Mexico est d’ordre économique : il y a une inégalité de l’accès à l’eau

 

-         les quartiers du Nord Ouest ( espaces verts, résidences) ont un accès quotidien à une eau pure, de qualité et à moindre coût ( 11 centimes d’euro par m3) : les populations aisées peuvent ainsi arroser «  sans états d’ame » leur gazon, remplir leurs piscines, laver leurs voitures…

-         En revanche, les quartiers Sud-Est connaissent des inégalités criantes : le débit de l’eau est faible, les coupures fréquentes et l’eau est de moins bonne qualité, pour le même prix ( 11 centimes d’euro le m3). Ce qui oblige ces populations pauvres a acheter une eau potable ou à compter sur les distributions des camions-citernes de l’administration.

 

De plus, seul 10 % des eaux usées sont traitées dans des stations d’épuration ( qui sont de surcroît « primitives ») : les stations ne sont donc pas modernes et incapables de traiter suffisamment d’eau. Les moyens économiques faisant défaut, Mexico ne dispose pas de système pouvant recueillir et traiter l’eau de pluie. Les égouts sont donc vite saturés. Enfin, le réseau d’eau est en mauvais état et les conduites sont responsables des fuites d’eau : Mexico perd chaque jour 35 % de son eau.

 

Le problème de l’eau à Mexico est aussi d’ordre environnemental :

La croissance urbaine et l’augmentation des besoins ont conduit sur-exploiter les nappes phréatiques et à chercher l’eau de plus en plus loin. Le dernier grand projet, le "système de Lerma", apporte un tiers de besoins de l’agglomération, mais il faut aller chercher l’eau à plus de 150 km et lui faire remonter 1 200 m de dénivelé. La ville manque souvent d’eau à la fin de la saison sèche (avril-mai), avec un déficit de l’ordre de 5 à 6 m³/s.

De plus problème d’érosion des sols dû au pompage de la nappe phréatique

 

Quelles sont les conséquences de ces problèmes liés à l’eau ?

 

-         Détérioration de la qualité de l’eau, liée à l’insuffisance des capacités de retraitement : eau qui est contaminée et peut être un vecteur de maladies.

-         sols meubles qui s’enfoncent : exemple  la cathédrale de Mexico s’enfonce de 7 cm par an).

-         Insuffisance de la quantité d’eau potable (surtout pour les populations pauvres). Carence en eau.

 

2) La ville s’étend sur des espaces à risques

Risques
 : dangers auxquels les individus, les sociétés, les biens et les infrastructures sont exposées quand certains évènements ( aléas) d’origine naturelle ou humaine se produisent.

Aléa ou danger : c’est un phénomène dangereux ( naturel, industriel, technologique) et la probabilité que cet événement se réalise.

Vulnérabilité : (sensibilité) degré de fragilité des sociétés face aux risques. ( varie dans le temps et l’espace

Séisme : secousses liées à des fractures ou déformations de la croûte terrestre. L’énergie libérée est mesurée sur l’échelle de Richter.

 

Carte p. 178

Quels sont les risques auxquels s’expose Mexico ?

 

Le site de Mexico est exposé à de nombreux aléas (volcaniques, sismiques, hydrologiques). Le site de Mexico est entourée de plusieurs montagnes dont des volcans encore actifs. Le Popocatépetl, volcan le plus récent (50 000 ans), à moins de 70 km du centre ville ( 5450m), connaît une reprise d’activité depuis 1994. De plus, Mexico est situé dans une cuvette et les fortes pentes favorisent les glissements de terrain. Tous les écoulements se déversent vers la lagune de Texcoco, dont le niveau monte lors des précipitations concentrées en été. Enfin, La ville de Mexico est construite en partie sur des terrains meubles et les ondes sismiques se propagent dans la cuvette.

 

Quelles peuvent être les conséquences de la situation de Mexico ?

 

-         La ville est construite sur un ancien lac et sur un sol sédimentaire : les bâtiments ont donc tendance à s’enfoncer : la nature géologique très mouvante du sol, le rend particulièrement sensible au moindre mouvement de terrain et amplifie chaque secousse.

-         Les fortes pentes favorisent les glissements de terrains et exposent les habitations précaires ( les bidonvilles qui se situent surtout sur les pentes des montagnes

-         La présence de volcans expose la ville aux éruptions volcaniques et aux séismes : Le 19 septembre 1985, la ville de Mexico est victime d’un violent séisme qui fait entre 10 000 et 20 000 morts, plus de 50 000 blessés et laisse sans-abri entre 150 000 et 200 000 familles, soit environ 1 million de personnes ainsi que des dégâts matériels (environ 50 000 immeubles détruits ou endommagés, des rues entières barrées par les gravats, etc). Une caractéristique de ce tremblement de terre a été la destruction de bâtiments modernes à forte densité d'occupation (hôtels internationaux et hôpitaux). Plus les bâtiments étaient hauts, plus la plasticité du sol était forte, plus les dégâts ont été importants. Dans le cas général, la vulnérabilité augmente avec la pauvreté et un habitat informel. Ici, c'est tout le contraire. La grande majorité des décès a eu lieu dans les immeubles cossus du centre ville à structure béton-acier, ce sont des populations aisées qui ont été le plus touchées dans leurs vies et dans leurs biens. En effet, les millions de personnes qui vivent dans des conditions d'extrême pauvreté n'ont pas beaucoup souffert (  Éloignées du centre de l'agglomération, composées de maisons basses, légères, construites de bric et de broc avec des pierres et de la maçonnerie de récupération, qui ont mieux résisté aux secousses et causé moins de victimes en cas d'effondrement) . Cela rappelle, incidemment, que pauvreté et vulnérabilité ne sont pas synonymes même si elles sont souvent -parfois abusivement- associées

 

3) La ville crée ses propres risques : déchets, pollution, technologie, sociaux

 

Activité 15 mn

Document 6 p. 132.

 

-         Quel est le principal problème de Mexico évoqué par cette photographie ?

 

La pollution est un problème majeur de Mexico : vient de la concentration de population.  . On estime que les 2,6 millions d’automobiles privées qui parcourent la ville sont responsables de 50 % des embouteillages et de 80 % de la pollution de l’air. ( cela s’explique par le rayonnement solaire qui transforme les gaz nocifs en des brouillards de pollution).

Mexico apparaît comme une des villes les plus polluées du monde et celle où les émissions de CO² sont parmi les plus fortes.

 

Document 2 p. 132

 

-         Quel risque ce document illustre t-il ?

 

Ce document illustre les risques liés au développement industriel : le risque technologique ( risques pour une population lié à une industrie exemple : explosion ou pollution des eaux)

 

Document 1 p. 130

 

-         Que nous montre ce document ?

 

L’inégalité dans le développement : on voit un bidonville qui jouxte un parc avec des villas : c’est un problème que connaissent toutes les villes : celui de la cohésion spatiale. Les villes attirent les populations les + pauvres et les + riches : problèmes de cohabitation ( vols, délinquance…).

Il y a d’autres difficultés mais on se contente de celles-ci.

 

Quelles sont les conséquences de la croissance de la population et des risques sur l’aménagement de la ville de Mexico ?

 

Aménagement : action d’une société sur son territoire et résultats de cette action. Mise en valeur d’un espace ( équipements et infrastructures, …)

 

-         La ville doit construire de nouveaux réseaux ( eau, téléphone, gaz…) et de nouvelles infrastructures ( écoles, hôpitaux…).

-         Les constructions doivent répondre à des normes anti-sismiques et l’Etat doit limiter les constructions informelles

-         Problème de cohésion spatiale

Mais tous ces aménagements ont un coût : la population supplémentaire crée de nouveaux problèmes que L’Etat est incapable de résoudre car il n’a pas la capacité financière pour construire de nouveaux aménagements.

De plus, les aménagements ne garantissent pas contre les risques : un aménagement est fait pour une utilisation donnée et si la limite est dépassée, il ne peut tout empêcher      ( ex : on va construire des habitations anti-sismiques qui peuvent résister à un séisme de magnitude 8 : si un séisme de magnitude 7 survient, les habitations vont résister mais au prochain séisme ( magnitude 9) les immeubles aux normes anti-sismiques ne servent à rien) : on ne peut jamais garantir qu’un aménagement tienne.

Enfin, les aménagements à Mexico se font souvent en direction des quartiers les plus  aisés avec des populations riches : il va donc y avoir des mécontents ( les habitants des bidonvilles). Il y a donc une opposition entre acteurs dont les intérêts sont différents.

Ex : Les populations riches vont se réfugier en dehors des zones polluées près des parcs dans de véritables habitations de luxe et d’autres vont crée des «  quartiers fermés » pour se protéger de la délinquance…( edge cities et gated communities).




par M.Belmessaoud publié dans : Cours communauté : Fourre-tout * inclassable
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