Le citoyen à Athènes
La Naissance du Christianisme
La Méditerranée au XIIè siècle, carrefour des civilisations. 1095-1204.
Humanisme et Renaissance
La Révolution et les expériences politiques en France jusqu'en 1851
La Révolution (suite du cours) : la Nouvelle Constitution et la fin de la monarchie
La Révolution ( suite) : La Ière République
La Révolution (suite) : Le Consulat et l'Empire
La Révolution (suite) La Restauration
La Révolution (suite et fin du chapitre) 1830-1851
Exercices pour le 10/01/2008
Aide exercice composition 18/02/08
Composition pour le 10 mars 2008 et exercice p. 170-171
Pistes et réflexions pour la composition du 10 mars 2008
Aide pour le commentaire " le sacre de Napoléon"
Aide pour la composition : L'urbanisation de la
planète
Exercices pour le 8 mai
2008
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« Il n’y a presque pas d’endroits sauvages sur le globe terrestre (...) La planète est devenue une immense ville. »
Iakov Okunev, écrivain russe
A l’échelle mondiale, la population urbanisée est passée de 30 % en 1950 à environ 50 % en 2006. En 2030, cette proportion devrait atteindre 60 %. Les hommes sont sans cesse plus nombreux à vivre dans les villes, lieux de concentration d’activités, de richesses, de pouvoirs et de savoirs. Au-delà de ces évolutions, les disparités entre les villes du Nord et celles du Sud sont grandes tant du point de vue des rythmes de croissance qu’en ce qui concerne les conditions de vie. Mais cette urbanisation croissante n’est pas sans poser des problèmes environnementaux.
Comment s’expliquent la tendance générale à l’urbanisation ainsi que les contrastes d’urbanisation dans le monde ? Quelles sont les conséquences environnementales du développement des villes ?
La croissance urbaine est-elle générale dans le monde ?
1) Dans les pays du Nord, une croissance urbaine ralentie
carte 1 p. 140
Un homme sur deux vit en milieu urbain. La moitié de la population mondiale vit dans les villes de – de 500 000 habitants.
Dans les pays du Nord, l’urbanisation ne progresse plus autant qu’auparavant. ¾ de la pop du Nord vit en ville. Les habitants vivant à la campagne sont une petite minorité
2) Dans les pays du Sud, une forte croissance urbaine
doc. 1 p. 144
la situation varie selon les continents :
- L’Amérique Latine s’est urbanisée massivement et plus tôt qu’ailleurs.
- En Asie : situation contrastée : il y a des régions très urbanisées ( Moyen-Orient) et des pays ou la majorité est encore rurale ( Inde et Chine).
- En Afrique, il y a beaucoup de pays à majorité encore rurale.
Mais partout dans les pays du Sud, on observe une très rapide urbanisation.
3) La croissance particulière des métropoles et des mégapoles.
On observe partout dans le monde, un processus de métropolisation : concentration de la population et des activités dans les métropoles.
Les migrations participent donc au processus de mondialisation.
Au sommet de la hiérarchie des métropoles : il existe des métropoles mondiales appelées villes mondiales : ce sont des villes qui concentrent au plus haut niveau des activités de commandement à l’échelle mondiale : New York, Tokyo, Londres, Paris).
C’est à partir des années 1950 que des agglomérations urbaines ont commencé à atteindre et dépasser le seuil des 10 millions d’habitants
On compte près de 25 aires urbaines de plus de 10 millions d’habitants : ce sont des mégapoles. ( 93 ville en Chine de + d’1 M d’hab. et 36 en Inde).
Les mégalopoles sont des régions urbaines composées de plusieurs agglomérations différentes plus ou moins séparées par des espaces ruraux péri-urbains. : Boston à Washington ( 50 M d’Hab sur + de 1000 Km) ; Londres – Italie du Nord, Tokyo-Fukuoka : 90 M d’hab. sur 1400 Km de long soit 70 % de la pop. Japonaise.
Comment évoluent les différents quartiers des grands organismes urbains dans le monde ?
1) la ville change d’échelle
doc. 3 p. 148
Les villes ne cessent de s’étendre dans l’espace.
Dans les pays en développement cela tient à l’accroissement de la population : pop jeune avec un fort taux d’accroissement naturel
Dans les pays riches, on observe un desserrement urbain :
- certaines pop décident de quitter les centres de villes pour aller s’établir en périphérie où elles disposent de logements plus grands, de jardins, emplois…
- d’autres quittent les centres de villes parce qu’elles ne peuvent plus en payer le prix
Par conséquent, dans ces pays, l’extension urbaine s’explique sous l’effet d’une redistribution de la population du centre vers la périphérie.
Au niveau mondial, la périphérie s’étend de plus en plus : nous sommes de moins en moins dans la ville mais dans des espaces urbains : la banlieue devient le milieu de résidence d’une majorité d’urbains et les habitants du centre-ville sont minoritaires. Les périphéries présentent des visages très différents : quartiers résidentiels aérés, quartiers résidentiels fermés, quartiers de bidonvilles.
2) L’évolutions de l’organisation de l’espace urbain
Qu’est-ce qu’un centre ?
Un centre rassemble des fonctions centrales : services centraux de la municipalité, services de haut niveau aux particuliers et aux entreprises. Un centre est le lieu le plus fréquenté de la ville.
Doc. 2 p. 151
En Amérique du Nord et dans beaucoup de pays développés et en développement, le centre des affaires est le CBD reconnaissable par son paysage de gratte-ciel dominant une ville basse.
Ce centre regroupe les fonctions de commandement qui déterminent le rayonnement des villes. Leur influence est mondiale. La rénovation des immeubles résidentiels tend à exclure les populations les plus modestes des espaces centraux pour y concentrer les classes aisées.
Dans les pays développés on constate une dépopulation des quartiers centraux :
Le phénomène de « city » la City de Londres : transformé en quartier d’affaires, bruyant et très dense en journée et vide de population la nuit.
Le processus de « gentrification » arrivée d’une population à haut niveau de vie qui transforme le quartier : les pop aisées utilisent plus de place et entraîne donc une diminution de la population.
On constate aussi dans les très grandes villes, le surgissement de centres secondaires : les villes deviennent polycentriques.
Aux U.S.A certains CBD dépérissent et de nouveaux centres d’affaires se créent : « les edges cities ».
Ghettos : historiquement, quartier assigné aux populations juives. Puis employé aux U.S.A pour les quartiers occupées par les populations noires.
Dans beaucoup de pays, des « quartiers fermés » se développent ( gated communities) : lotissements privés sécurisés qui
accueillent des classes aisées.
3) l’extension de l’habitat informel
doc. 4 p. 145
Dans les pays du Sud, l’extension de la ville se traduit aussi par l’extension des habitats informels : bidonvilles : ce sont des quartiers occupés par des populations pauvres qui ne trouvent pas de place en ville ( pour plusieurs raisons) et qui viennent alimenter ces quartiers pauvres. En Afrique, le développement des bidonvilles est rapide et certains peuvent abriter des dizaines de millions de personnes.
L’installation est souvent illégale et sur des terrains dangereux.
Conclusion :
L’explosion urbaine est mondiale mais elle touche surtout les populations les plus pauvres. Les villes attirent donc de plus en plus car elles possèdent en leur sein des centres de commandement. Toutes les villes en possèdent mais toutes les villes n’ont pas la même capacité de commandement. Selon l’activité que la métropole a su attirer elle va avoir + ou – d’influence. Le pouvoir de commandement d’une métropole est liée aux activités qui sont concentrées dans cette métropole. Les villes ayant une influence mondiale sont des « villes mondiales ». Ce pouvoir de commandement n’est pas flou et il va avoir un impact et des conséquences sur l’aménagement du territoire. Il va y avoir une inégalité entre la ville et l’espace urbain qui est autour. Il y a donc une concurrence qui se crée entre les villes : la concurrence se fait entre métropoles de taille égale : Paris va être en concurrence avec Londres ou Tokyo : on parle de l’archipel mégalopolitain mondial.
Dans les pays développés, des quartiers d’affaires se développent ; les CBD et en même temps le centre-ville se dépeuple. Des centres secondaires voient le jour et les villes ont plusieurs centres. Les populations aisées se retrouvent en ville dans les quartiers résidentiels ou dans des quartiers fermés et protégés.
Dans les pays du Sud, l’explosion urbaine est très forte mais on constate le développement des habitats informels. Dans les pays en développement les activités de commandement n’ont pas la garantie d’être rentables dans ces pays aussi, elles n’y vont pas. Exemple : Lagos 14-15 M d’hab. : pop qui explose mais les entreprises n’y vont pas car pays n’est pas sécurisé.
Au niveau mondial, les villes ont le même fonctionnement mais pas le même rôle.
Pourquoi les villes sont-elles de plus en plus exposées à des risques ?
1) Des difficultés nombreuses et une inégale capacité d’aménagement.
Les principaux risques pour une ville :
- La ville modifie son climat : dense, chauffage urbain, circulation, industrie : pollution
- L’imperméabilisation des sols aggrave les conséquences des inondations : ( constructions de + en + denses, concentration des pop sur des espaces à risques ( pentes)
- Pollution des eaux
- Risques technologiques : présence d’un site industriel
- Problème de cohésion spatiale
- Paysages dégradés, bruit, déchets…
- Surexploitation des ressources
Les villes génèrent des risques qui leurs sont propres et aggrave les autres risques.
Le problème est celui des aménagements qui coûtent chers. Les pays du Sud, n’ont pas forcément les moyens financiers et les capacités techniques pour payer ces nouveaux aménagements. Dans les pays du Nord, recyclage des déchets, traitement des eaux usées. En Afrique, seul 2 % des déchets sont recyclés.
2) la richesse de la ville
- les espaces verts sont des éléments de la qualité de la vie. Les grandes villes du Nord en possèdent dans l’espace central ( Central Park à New York). Leur création et entretien sont assurés par les municipalités. Ils sont plus rares dans les pays du Sud.
- La ville est un carrefour culturel et social. La ville est un lieu de rencontre, de relation et de création. Grâce à des initiatives comme la fête de la musique permettent aux individus de se « réapproprier » leur ville.
- La ville peut être le lieu de la promotion de la vie démocratique. Les habitants des grandes villes n’élisent leur maire que depuis peu( 1997 à Mexico ; 2000 à Londres ; 1977 à Paris) : les populations participent à l’organisation de leur espace de vie ou à la discussion du budget, comme à Porto Alegre.
3) la recherche d’une « ville durable »
La lutte contre les nuisances et pollutions passe par des choix politiques :
- les transports : amélioration des transports collectifs souterrains (métro) ou aérien ( tramway). Recherche et développement des énergies non-polluantes, circulation interdite, limitée, alternée à des moments de pics de pollution.
- réhabilitation des anciens sites industriels : usines de traitement des eaux, des déchets…
- Règles de construction : architecture qui doit prendre en compte l’environnement..
Il est difficile de maîtriser la croissance d’une ville. Retrouver un environnement de qualité est un enjeu en terme d’image mais aussi en terme de développement puisque la ville devient le territoire de la grande majorité des hommes dans le monde.
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