L 3 : La civilisation égyptienne

Publié le par M.Belmessaoud

Leçon 3 : - La civilisation égyptienne

 

Les rois d’Egypte, les pharaons, se font construire des pyramides, d’immenses tombeaux dans lesquels leur corps momifié est déposé après leur mort. Les pyramides les plus imposantes sont celles des pharaons Kheops, Khephren et Mykérinos.

 

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Problématique : Que nous apprennent les pyramides de Gizeh sur la civilisation égyptienne ?

 

I) La construction monumentale au service du prestige monarchique

 

Doc. 3 p. 13 : Qui est le pharaon ? Quels sont les attributs de pharaon ?

                                 

   Pharaon est un roi héréditaire. Il a tout le pouvoir et porte la barbe postiche des dieux et le némès, coiffure royale.

 Doc 5. p 11 : Décrivez l’ensemble du site de Gizeh. Quelle impression s’en dégage ?

 

Le site de Gizeh est composé de 3 grandes pyramides, chacune destinée à servir de tombeau à un pharaon. La plus grande est celle de Khéops. Il s’agit d’un vaste ensemble funéraire composé des pyramides, de temples dédiés au culte des dieux et des mastabas. Le site est en plein désert, mais à proximité du Nil afin de permettre l’acheminement des gros blocs de pierre. Il se dégage de l’ensemble une impression de gigantisme.

 

Texte Un chantier pharaonique

 

« La pyramide de Kheops est considérée par les Grecs comme l’une des sept merveilles du monde.  A la base, elle mesure 230 m ; elle est haute de 147 m et couvre une superficie de 5 hectares. Pour l’édifier, il fallut charrier 6 millions de blocs dont certains arrivent par bateau. On estime qu’il pouvait y avoir jusqu’à 30 000 ouvriers qui ont travaillé…pendant 30 ans. »    R. Lebeau «  Eternelles pyramides » Notre Histoire, n° 174, février 2000 

 

Docs 2, 3 p. 10 + texte : A quoi servaient les pyramides ? Pourquoi la construction de la pyramide de Kheops a-t-elle été un énorme chantier ?

 

Les pyramides sont des tombeaux destinés à recevoir les corps des pharaons. Elles servent de lien entre la terre et le ciel pour rendre hommage aux dieux et permettent à pharaon de passer dans l’au-delà, à l’aide de la barque funéraire, sur les traces du dieu Soleil. La construction des pyramides est un immense chantier qui nécessite des milliers d’ouvriers et plusieurs années de travail.

 

II) Une écriture idéographique

 

Doc. 6 p 21 : Quel est le nom de l’écriture des Egyptiens ? Pourquoi est-elle complexe ?

 

Les hiéroglyphes sont une écriture religieuse et sacrée. Elle est complexe car il existe plus de 5000 signes et un même signe peut exprimer un mot, un son et une idée.

 

Docs.4- 5-6 p. 23 Expliquez comment le scribe égyptien écrit.

 

Le scribe utilise un écritoire sur lequel il dispose un papyrus, et un roseau taillé (qu’il trempe dans une encre) pour tracer des hiéroglyphes. Il utilise ce que lui fournit la nature aux abords du Nil.

 

Conclusion :

Les pyramides sont les lieux où les dieux et les pharaons sont honorés afin qu’ils assurent l’ordre et la stabilité du monde réel.

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Un passant 06/02/2016 17:53

L'auteur Sandrine Desse, dans son roman, L'histoire proscrite, propose une théorie assez intéressante à ce sujet:
"...Ebloui, Cyril caressa respectueusement la pierre du
Sphinx. Tout à son bonheur, il en oublia les hommes
armés qui les escortaient. Alexis le couvait d’un regard
souriant. Dominique, en sueur, peinait à les suivre. Son âge
et son poids ne s’accommodaient pas à cette torride
chaleur.
« – Je suis en train de crever d’avoir fait trois pas et tu
voudrais me faire croire que ce sont des humains qui ont
construit ça ? Si c’était le cas, il y aurait plus de squelettes
que de grains de sable, ici ! Alexis lui tapota doucement le
ventre du bout de son index.
– Cher ami, je pense que le principal secret réside dans
une nourriture moins riche…
– Ils étaient sensés porter bien plus sur leur dos que
moi sur le ventre… Bon Dieu, je suis en train de cuire !
Cyril lui lança un regard incrédule, puis son visage
s’illumina.
– Si ça a l’air impossible, c’est qu’ils ne l’ont pas fait.
L’explication la plus logique est toujours la plus proche de
la vérité. Les théories les plus folles circulent pour
expliquer le mode de construction de ces monuments. Une
des théories qui fâchent le plus les égyptologues est celle de
la pierre réagglomérée à partir de calcaire désagrégé émise
par Joseph Davidovits en 1978. Et pourtant, les dernières
recherches scientifiques tendent à lui donner raison,
d’autant plus que le calcaire argileux est naturellement
présent sur les lieux de la construction. Sa théorie visait à
trouver une réponse pratique aux difficultés liées au
transport, au levage ou à l’ajustement très serré des blocs,
ainsi qu’à d’autres questions réputées insolubles comme la
fabrication des statues et des vases de pierre dure aux
formes fines et à l’aspect de surface soigné qui semblent
impossibles à réaliser par des méthodes de taille, surtout à
une époque où l’outillage était essentiellement de pierre et
de cuivre. Joël Bertho va dans ce sens en affirmant que
d’importants blocs de pierres concaves et convexes
s’assemblent parfaitement au millimètre près ce qui est
impossible à faire en taillant les pierres. Avec une
extraordinaire mauvaise foi, Jean-Claude Golvin a retoqué
ces théories en répondant que la provenance de toutes les
sortes de pierres constituant les pyramides est parfaitement
connue, les pierres des assises étant en calcaire silicieux
provenant de Gizeh même où les carrières sont encore
visibles, le parement venant de Tourah et le granite des
chambres funéraires étant issu des carrières d’Assouan. Il
ajoute en conclusion qu’il ne voit pas pourquoi les
Egyptiens se seraient compliqué la tâche en fabriquant de
la pierre alors qu’ils en avaient à revendre. On pourrait lui
répondre en lui disant qu’ils l’ont fait pour les mêmes
raisons que nous préférons utiliser aujourd’hui le béton
pour nos constructions. Ça facilite la manutention, et ça
améliore l’étanchéité et la solidité de la structure. Mais si je
crois que Davidovits a raison sur le principe, je crois qu’il
se trompe sur la méthode. Il est compliqué de trouver de
l’eau dans le désert, or c’est un élément essentiel pour
agglomérer la poudre de calcaire et un liant quelconque.
Par contre, le soleil est généreux… Avez-vous entendu
parler du four solaire d’Odeillo ? Grâce à lui, on peut
obtenir en quelques secondes des températures supérieures
à 3500°C. Pour en construire un, il suffit de savoir
fabriquer des miroirs. Or, on en a régulièrement retrouvé
dans les sépultures. Et le calcaire entre en fusion à 840°C
seulement. Ce sont bien des pierres moulées. Fondues et
moulées. Ces hommes ne se sont pas inutilement épuisés à
transporter ces pierres monumentales. Ils ont tout
simplement transporté des sacs de poudre calcaire jusqu’au
four solaire et les ont fondus puis moulés directement sur
place, un peu comme nous le faisons avec une
bétonnière…
– Enfin, Cyril, on ne peut pas faire fondre une roche…
Objecta doucement Dominique.
– Ah, c’est nouveau, ça ! Et le magma, c’est quoi, à
votre avis ? De la roche fondue ! Ils n’étaient pas plus bêtes
que nous, nos anciens… Il n’y a aucune raison qu’ils
n’aient pas compris ce phénomène naturel. J’en veux pour
preuve qu’une étude paléomagnétique des deux grandes
pyramides d’Egypte a été récemment menée. Elle est basée
sur l’hypothèse que si les blocs ont été fabriqués in situ par
agglomération leurs moments magnétiques auraient été
tous parallèles, orientés à peu près dans la direction nordsud.
Toutefois, si les pyramides ont été construites à partir
de blocs naturels, extraits et transportés depuis les carrières
voisines, ayant subi une rotation aléatoire au cours du
transport et de la construction, alors les directions de leurs
moments magnétiques seraient orientées au hasard.
L’étude conclut que les paléodirections des trois
échantillons présentent l’orientation commune nord-sud,
ce qui permet de penser qu’ils ont été effectivement
produits in situ.
– Je veux bien, Cyril, mais si le revêtement des
pyramides est effectivement en calcaire, si on le soumet à
une décharge électromagnétique, elles tombent en
poussière. Remarqua Alexis.
– Le docteur Philip Callahan a mesuré le calcaire qui
couvre la grande pyramide. Il est diamagnétique. Le granit
rose utilisé à l’intérieur du bâtiment est en revanche l’une
des substances les plus paramagnétiques qui existent. C’est
un sarcophage efficace contre le magnétisme et qui permet
de protéger les matériaux du monument. Il n’est d’ailleurs
pas exclu que des grains de silice aient été volontairement
ou accidentellement mélangés en quantité infinitésimale
au calcaire en fusion, l’émaillant de petits morceaux de
verre qui est un bon isolant si je ne m’abuse.
– Vous avez raison, mais je ne vois pas de traces de
verre autour de nous. Un four d’une puissance telle qu’il
permet la fusion du calcaire aurait transformé le sable qui
l’entourait en verre et nous en aurions des traces visibles !
– Et le verre lybique ! Il y en a 6500 km carrés… Que
vous faut-il de plus ?
– Le désert lybique… Ce n’est pas à côté ! Ça ne plaide
pas en faveur de la fusion et du moulage in situ…
– Je vous le répète : ne les prenez pas pour des idiots,
ces Egyptiens ! Ce verre lybique n’est pour moi que la
preuve qu’ils ont testé leur méthode et leur matériel avant
de passer aux choses sérieuses. On n’a pas construit la
première bétonnière sur le chantier de l’Empire State
Building, nous !
– Alors pourquoi n’y a-t-il pas de verre autour des
pyramides ?
– Parce que le four n’était pas au sol, tout simplement.
Puisqu’il est communément admis qu’ils maîtrisaient l’art
des échafaudages… Je ne vois pas ce qu’il y a d’impossible
à cela…
– CQFD ! Conclut Dominique en lui donnant une
grande bourrade dans l’épaule...."