L2 : Une grande diversité dans le statut...

Publié le par M.Belmessaoud

Leçon 2 : Une grande diversité dans la vie et le statut des paysans

 

Au Moyen Age, les paysans constituent plus de 90 % de la population. Ils cultivent surtout des céréales. La plupart vivent pauvrement et ne sont pas à l’abri de la famine.

 

http://bradharper.com/wp-content/uploads/2009/05/serf.jpeg

http://bradharper.com/wp-content/uploads/2009/05/serf.jpeg

 

Comment le travail et la vie des paysans  s’organisent-ils ?

 

I) Serfs et vilains, des statuts différents

 

Texte : L'asservissement de Vital par les moines de Marmoutier en 1096.

 

« Otbert le berger a brûlé une de nos granges. Et comme il n'avait pas de quoi nous payer l'amende, il est devenu serf de saint Martin de Marmoutier et de nous-mêmes, ainsi que sa femme Plectrude. Nous réclamions aussi comme serf son fils vital, alors enfant. Cependant, Vital ne voulut pas se reconnaître notre serf; il se déroba longtemps à notre seigneurie. Il revint au chapitre, avoua qu'il avait péché et reconnut à nouveau être notre serf, en se posant quatre deniers  sur la tête; il reconnut aussi que son fils, le seul qu'il avait alors, était notre serf. »                .                                       D’après  Dominique Barthelemy, La mutation de l'an mil a-t-elle eu lieu ? Fayard, 1997.

1. Marmoutier est un monastère à côté de Tours. 2. Assemblée des moines de l'abbaye de Marmoutier. 3. Pièces de monnaie.

 

Qu’est-ce qu’un serf ? Pourquoi Otbert et Vital sont-ils devenus serfs ?

Doc. 5 p. 41 : Comment ses paysans sont-ils devenus serfs ?

 

Dans la seigneurie, tous les paysans ne possèdent pas les mêmes droits. On distingue les vilains et les serfs.

 

- Les vilains sont des paysans libres de quitter la seigneurie.

- Les serfs dépendent du seigneur. Les serfs ont de nombreuses obligations et doivent payer des impôts particuliers : la mainmorte au moment d'un héritage et  le formariage pour se marier à l'extérieur de la seigneurie. Le servage est héréditaire. Mais un paysan peut aussi perdre sa liberté s’il est endetté, ou s’il recherche la protection d’un seigneur. Certains serfs deviennent assez riches pour s’affranchir.

Il y aussi des différences de statut entre les paysans riches (laboureurs) et les plus pauvres (manouvriers)

 

II) Le rythme agricole : Dossier p. 34-35

Doc 1 p. 34 : Comment est vêtu le paysan ? Décrivez sa maison.

Doc 2 p. 34 : Que mange t-il ?

Doc 3 p. 34 : Quelles sont les causes et les conséquences de la famine ? De quoi se nourrissent les paysans pour survivre ?

Doc 4 p. 35 : Quelles sont les activités du paysan ?

 

Activité élèves : En utilisant les réponses aux questions précédentes, racontez la vie des paysans : leurs habitations, leur alimentation ; leurs activités agricoles ; leurs outils ; la famine qui les menace.

 

Le paysan est vêtu simplement (tunique, cape, chaperon, houseaux) et se nourrit de bouillies, de galettes et de vin. Sa maison est très modeste, l’intérieur ne comporte que peu de meubles : des bancs et des huches et un lit fait de paille. Les paysans vivent au rythme des saisons. Pour cultiver la terre ils utilisent plusieurs instruments : le fléau (sert pour le battage des céréales), la faucille (moisson : récolte des blés et céréales),  la houe (pour remuer la terre, retirer les souches des arbustes, creuser…). A cause des intempéries, ils doivent faire face aux pénuries et à la famine.

 

III) La vie au village  Dossier p. 36-37

 

Doc 1 p 36 : Que font les villageois ? Pourquoi ?

Doc 3 p 36 : Où se bâtit le village ?

Doc 5 p 36 : Où se rencontrent les villageois ?

Doc 6 p 36 : Où se retrouve la famille le soir ?

 

Au XIe siècle, les paysans défrichent les forêts et construisent des villages près des voies de communication.  La solidarité villageoise s’organise autour du château, de l’église, mais aussi de la place publique, du moulin, de la forge ou du lavoir. Les paysans s’organisent en communautés villageoises qui défendent leurs droits. Le dimanche, tous se retrouvent à la messe et le soir les familles font des veillées.

 

Conclusion :

 

A partir du XIe siècle, les paysans plus nombreux se regroupent en villages autour de l’église et du château. La vie collective s’y développe rythmée par les travaux des champs. Mais les paysans vivent difficilement et sont très vulnérables. Ils souffrent de la disette ou de la famine et les épidémies se diffusent facilement.

 

Publié dans Cours

Commenter cet article